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INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LE PATRIMOINE,

LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR

20

20.2 Annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2014

Il est notamment pris pour référence lamoyenne glissante sur 4 ans des rendements

des OAT françaises de maturité 30 ans auxquels est ajouté un spread d’obligations

d’entreprises de première catégorie.

La révision du taux d’actualisation est ainsi fonction des évolutions structurelles de

l’économie conduisant à des changements durables à moyen et long termes, ainsi

que d’éventuels effets de plafonnement réglementaires.

Le dispositif réglementaire étant actuellement en cours de révision, l’autorité

administrative a accordé à AREVA un délai pour appliquer un taux conforme au

dispositif en vigueur. En conséquence, le taux d’actualisation retenu au 31 décembre

2014 est le taux ressortant de la méthode usuelle de l’entreprise, soit 4,50 %.

Le taux plafond résultant de l’application du dispositif en vigueur s’établirait à 4,31%

au 31 décembre 2014, contre 4,80 % en application du dispositif envisagé.

Une baisse de 20 bps du taux d’actualisation à 4,30 % entrainerait une dotation

de provision complémentaire de 325 millions d’euros, dont (105) millions d’euros

en contrepartie du compte de résultat.

Évacuation et stockage des déchets ultimes

AREVA provisionne les dépenses relatives aux déchets radioactifs dont elle assume

la responsabilité.

Ces dépenses couvrent :

p

sa quote-part de surveillance du centre de stockage de la Manche et du centre

de stockage de l’Aube qui ont reçu ou reçoivent les déchets de faible activité

à vie courte ;

p

l’évacuation et le stockage en subsurface des déchets de faible activité et à vie

longue dont elle est propriétaire (graphites) ;

p

l’évacuation et le stockage des déchets de haute et moyenne activité (HAVL

et MAVL) relevant de la loi du 30 décembre 1991 (aujourd’hui codifiée par

les articles L. 542-1 et suivants du Code de l’Environnement). La provision est

basée sur l’hypothèse de mise en œuvre d’un stockage en couche géologique

profonde.

Pour ce dernier poste un groupe de travail a été constitué en 2004 sous l’égide de

la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), qui a rendu ses conclusions

au second semestre 2005. AREVA a effectué une déclinaison raisonnable des

éléments issus des travaux du groupe de travail et a retenu un devis total du centre

de stockage en couche géologique profonde (projet dénommé « CIGEO ») de

14,1milliards d’euros (en conditions économiques 2003) qui intègre non seulement

le coût de la réversibilité, mais aussi un niveau de risques et aléas. Ce devis sert au

calcul de la provision pour stockage profond inscrite dans les comptes d’AREVA,

qui s’élève à 440 millions d’euros au 31 décembre 2014 (422 millions d’euros au

31 décembre 2013).

Conformément à la loi du 28 juin 2006, la Direction générale de l’énergie et du

climat a confié à un groupe de travail la mission de réaliser une nouvelle évaluation

du coût du stockage géologique en profondeur. Ce groupe de travail animé par

la DGEC réunit des représentants de l’ANDRA, et, à titre consultatif, d’AREVA,

du CEA, d’EDF et de l’ASN. Dans ce cadre, l’ANDRA a réalisé depuis 2012 des

études d’esquisse et a analysé les optimisations techniques proposées par les

producteurs. La coopération mise en place entre l’ANDRA et les producteurs

permet des échanges techniques construits dans l’objectif d’une optimisation de

la conception du stockage et de son exploitation.

Sur cette base, le 18 décembre 2014 la Ministre de l’écologie, du développement

durable et de l’énergie a transmis à AREVA, à EDF, au CEA et à l’ASN un chiffrage

pour une consultation formelle. A l’issue d’une phase d’échanges pour laquelle

les producteurs de déchets disposaient d’un délai de deux mois pour formuler

leurs observations sur les nouvelles pistes d’optimisation, la Ministre arrêtera un

chiffrage qui prendra également en compte les recommandations de l’ASN et de la

Commission Nationale d’Evaluation. Le processus de consultation sur le chiffrage

du devis CIGEO à la date d’arrêté des comptes au 31 décembre 2014 n’est pas

achevé. Compte tenu des divergences significatives qui demeurent entre l’ANDRA

et les producteurs et des incertitudes sur le niveau des coûts qui résultera du

processus de consultation, AREVA attend la publication du chiffrage définitif par

les autorités de tutelle pour réviser sa provision.

À titre d’analyse de sensibilité, tout relèvement d’un milliard d’euros (en conditions

économiques 2012) du montant du devis du projet CIGEO par rapport à celui

retenu en 2005 conduirait à une dotation complémentaire estimée par AREVA

entre 20 et 25 millions d’euros sur la base de la méthodologie utilisée pour établir

la provision existante.

ÉCHÉANCIER PRÉVISIONNEL DE DÉCAISSEMENT DES PROVISIONS

Le tableau suivant présente l’échéancier prévisionnel de décaissement des provisions entrant dans le champ d’application de la loi de 2006 (hors aléas) :

(en millions d’euros)

31 décembre 2014

2015

334

2016 – 2019

1 398

2020 – 2024

1 311

2025 – 2034

1 870

2035 et au-delà

6 951

TOTAL PROVISIONS NON ACTUALISÉES

11 864

ACTIFS FINANCIERS DE COUVERTURE DES OPÉRATIONS DE FIN DE CYCLE

Ce poste comporte les éléments suivants :

(en millions d’euros)

31 décembre 2014

31 décembre 2013

Créances liées aux opérations de fin de cycle

725

705

Portefeuille dédié

5 290

5 352

TOTAL

6 015

6 057

214

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE

AREVA 2014