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– 164 –

mai 1994

– J’ai atteint mon “

pic d’Hubert

”. Il

me faut désormais davantage d’énergie pour

tirer quelque chose de mes profondeurs que je

n’en tire de satisfactions – tant l’écoute de mes

sensations fait remonter

d’à quoi bon

?, d’humeurs

noires et visqueuses, de désolation, de rages et de

bouillonnements.

Après la déception de l’exposition “

Les capteurs de

lumière

”, j’ai arrêté plusieurs mois. Vidé, lessivé,

oppressé. Je vis sur ma lancée. Comme le Titanic.

à la question, qui êtes-vous ? Répondre, dans un

grand rire : “je suis une circonstance, une simple

coïncidence. Mon rapport au monde ? un / nu !

juin 1994

– Il y a une semaine quelque chose

m’a repris. Une fulgurance. Une nouvelle fois

changer de point de vue, me désarçonner,

créer de l’intranquillité ! Résultat, ces “pulsions

irrépressibles”. La manière, très différente de mes

saisons passées, me plaît infiniment ! Un gisement,

qui sait ?

Non, je n’y arrive plus. J’arrête. Fatigue. Dégoût.

Je range l’atelier. Méthodiquement. Couleurs,

plaques, raclettes, classeurs…

fougueux baiser (d’après Klimt)

dessin sur calque - 1994

pulsions irrépressibles

H/L : 81/100 - 1994