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mars 1993
– Mes pensées me font une couronne
d’épines. J’ai mal à la terre, keskeuj’foulà !?
Le monde dans lequel je suis enfermé, je ne le
reconnais pas. Je ne m’y plais pas. Impossible
de fuir, il n’y a pas de dehors. où que j’aille,
quoi que je regarde, laid. L’humanoïde laisse sa
marque d’orgueil. Rien n’est plus laid, indécent,
inconvenant que cette vanité. Peindre est
comme une issue de secours. Par cette fenêtre
entrouverte, je me déconnecte, j’accède à mon
“en-dedans” c’est-à-dire à la totalité du monde,
car nous sommes holographiques. Chaque “moi”
contient la totalité du monde.
Tu te crois puissant petit homme…
Mais c’est à la façon d’une allumette ;
tu n’es ni la flamme,
ni le bois,
ni la forêt qui brûle.
avril 1993
– Je n’aurais pas misé trois sous sur
cet arbre noir de lichens sales, rabougri d’hiver,
et le voilà comme un feu d’artifice qui jette des
poignées de pétales roses au vent du matin.
en attente du futur
H/L: 92/73 - 1993




