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MERSEN | DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2014

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RAPPORT DE GESTION

Gestion des risques

Risques action

La présence d’actionnaires importants au sein du capital du

Groupe limite la liquidité du titre.

Au 31 décembre 2014, le Groupe possède 97 005 actions

auto-détenues valorisées à environ 2 millions d’euros. Par ailleurs,

à cette même date, le Groupe n’a pas souscrit de titres de sociétés

cotées.

Y

Risques fiscaux

et de douanes

Le Groupe fait l’objet de contrôles fiscaux ou douaniers réguliers

réalisés par les autorités fiscales/douanières des pays dans

lesquels il est présent. Historiquement, les redressements

comptabilisés à la suite de contrôles fiscaux ou douaniers ont

été d’un montant peu significatif.

Mersen do Brasil, filiale à 100 % de Mersen SA, a été notifiée

en juin 2013 d’un contrôle douanier portant sur la période

janvier 2008- décembre 2012. Les douanes ont émis un avis de

redressement d’un montant de 7,5 millions de Real Brésilien, soit

environ 2,3 millions d’euros au taux de change du 31 décembre

2014. Le Groupe a engagé une procédure de contestation.

Y

Risques juridiques

Dépendance de la Société

Le groupe Mersen n’est dépendant à l’égard d’aucun brevet,

licence ou contrat d’approvisionnement qui pourrait avoir une

importance significative sur son activité ou sa rentabilité.

Litiges

Aucune des procédures visées ci-dessous n’a donné lieu à la

constitution de provision, le Groupe n’étant pas, à ce stade, en

mesure d’en apprécier le risque financier.

Procédure civile au Canada

La procédure civile initiée en 2004 au Canada par certains clients

contre les principaux fabricants de balais en graphite canadiens

dont Mersen Toronto, filiale canadienne de Mersen, est toujours

en cours et n’a connu aucune évolution depuis 2007. Pour

mémoire, cette procédure faisait suite à la condamnation en juillet

2004 de la société Morgan Crucible Ltd à payer une amende de

1 million de CAD pour pratiques anticoncurrentielles sur la période

1995-1998 dans le domaine des balais de traction en graphite.

Pour rappel, le juge canadien avait décidé en février 2007 que

seules les sociétés canadiennes de transport urbain étaient

susceptibles de participer à la procédure en cours. Le risque

pour Mersen Toronto reste non significatif.

Procédure civile au Royaume-Uni

Fin 2014, Mersen et les plaignants ont conclu un accord

transactionnel mettant fin définitivement à la procédure civile

initiée en 2011 au Royaume Uni par le groupe Deutsche Bahn et

plusieurs sociétés ferroviaires européennes. Pour rappel, cette

procédure a été diligentée à l’encontre des sociétés Morgan,

SGL, Schunk et Mersen. Les plaignants tentaient d’obtenir

réparation devant le CAT d’un prétendu préjudice subi à la suite

des pratiques sanctionnées en décembre 2003 par la Commission

Européenne dans le domaine des balais pour moteurs électriques

et des produits pour applications mécaniques.

Procédure administrative en France

En 2013, la SNCF a initié deux actions à l’encontre des sociétés

Morgan, SGL, Schunk et Mersen respectivement devant le

Tribunal Administratif de Paris et le Tribunal de Commerce de

Paris. La SNCF tente d’obtenir réparation d’un prétendu préjudice

subi à la suite des pratiques sanctionnées en décembre 2003

par la Commission Européenne dans le domaine des balais pour

moteurs électriques et des produits pour applications mécaniques.

En 2014, le Tribunal Administratif de Paris a rejeté l’ensemble

des demandes de la SNCF, qui a fait appel de cette décision. Le

Tribunal de Commerce de Paris s’est déclaré compétent pour

connaître de l’action de la SNCF. Mersen rejette l’ensemble des

allégations et demandes présentées par la SNCF.

Depuis 1999, le Groupe a développé un programme mondial de

formation et de sensibilisation de ses responsables opérationnels

et commerciaux aux réglementations sur la concurrence. Ce

programme mondial de conformité est toujours effectif. Il a été

réactualisé en juin 2010 à la suite notamment du changement

de nom et d’identité du Groupe. Des mesures très strictes de

contrôle interne et externe assurent l’application scrupuleuse des

règles de la concurrence dans l’ensemble des pays où le Groupe

est présent.

Procédure judiciaire en France

(accident de Gennevilliers du 7 avril 2010)

L’instruction pénale initiée à la suite du tragique accident survenu

le 7 avril 2010 sur le site de Mersen à Gennevilliers est toujours

en cours et n’a connu aucun développement en 2014.

La Société a procédé à une revue des risques qui pourraient avoir

un effet significatifs sur son activité, sa situation financière ou ses

résultats (ou sur sa capacité à réaliser ses objectifs) et considère

qu’il n’y a pas d’autres risques significatifs hormis ceux présentés.

Il n’existe pas d’autre procédure gouvernementale, judiciaire

ou d’arbitrage, y compris toute procédure dont le Groupe a

connaissance, qui soit en suspens ou dont il est menacé,

susceptible d’avoir ou ayant eu, au cours des douze derniers

mois, un effet défavorable significatif sur son activité, sa situation

financière et ses résultats.