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Aperçu des activités, facteurs de risques

Autres éléments de l’activité et de l’organisation du Groupe

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DANONE 

DOCUMENT DE RÉFÉRENCE 2014

Cultures : S’ancrer dans les pratiques

alimentaires locales

Danone place le consommateur au centre de ses projets de déve-

loppement. Pour ce faire, Danone s’appuie sur son Département

Analyse Sensorielle et Sciences du Consommateur au sein de la

Direction Recherche et Développement.

En effet, le Groupe estime qu’il est indispensable d’intégrer le

consommateur et ses besoins en amont du développement des

produits, y compris dans la définition des axes de recherche. Pour

ce faire, la Recherche et Développement du Groupe a pour objectif

de comprendre les paramètres humains de la consommation

alimentaire et d’identifier les attentes des consommateurs en

termes de goût, d’usage, d’expérience dans la vie quotidienne et

de bénéfices recherchés.

De plus, comme décrit précédemment, la connaissance des enjeux

locaux de nutrition et d’alimentation et la compréhension des

enjeux majeurs de santé publique en lien avec l’alimentation sont

également clés dans la stratégie du Groupe. Cela permet à Danone

de développer des produits pertinents et adaptés à leur contexte

local. Pour ce faire, Danone a établi la cartographie “Nutriplanet”

des problématiques de nutrition et de santé afin d’identifier les

carences et les excès de l’alimentation dans ces pays et d’adapter

en conséquence les formules de ses produits. Nutriplanet couvre

aujourd’hui plus de 50 pays et donne lieu à des publications scien-

tifiques dans des revues spécialisées. Par exemple en 2014, une

synthèse des données Nutriplanet et des données nationales sur des

enfants de 6 mois à 3 ans en Europe a été publiée dans les Annales

de Nutrition et du Métabolisme, confirmant que les apports en ALA,

DHA, fer, vitamine D, iode, ainsi qu’en légumes, sont trop bas dans

cette population, et qu’à l’inverse les apports en protéines, matières

grasses saturées et sucres ajoutés sont trop élevés, ouvrant la voie

à un risque accru d’obésité.

Cette expertise conduit également le Groupe à étudier les pratiques

alimentaires et leurs évolutions, ainsi que la place des différents

groupes d’aliments dans les cultures locales, à travers une approche

sociologique.

En 2014, une étude conduite par Blédina en France a donné lieu à une

communication orale sur le thème “Nourrir les tout-petits: quelles

charges physiques et mentales, quelles répartitions et quelles

inégalités dans l’entourage nourricier des jeunes mangeurs ?”.

Des études analogues menées en Côte d’Ivoire et au Cameroun ont

permis de mettre en place en 2014 des formations pour les profes-

sionnels de santé intégrant l’approche socio-anthropologique. Les

communications scientifiques réalisées aux Rencontres Africaines

de Nutrition Infantile (RANI), ont, quant à elles, permis de sensibiliser

un certain nombre de pédiatres sur l’importance de cette approche.

Bien-être : Promouvoir les catégories du Groupe

Au travers de ses quatre Pôles d’activité, Danone se concentre

sur des catégories de produits axés majoritairement sur la santé

et le bien-être :

•

les produits laitiers frais, parce que la consommation d’un yaourt

par jour est cohérente avec les recommandations pour une diète

équilibrée, telles qu’exprimées dans les pyramides alimentaires

officielles de nombreux pays ;

•

l’eau, boisson indispensable ;

•

la nutrition infantile, parce que l’alimentation des 1 000 premiers

jours est clé pour la santé ;

•

la nutrition médicale, parce que des produits ciblés agissent en

complément des traitements médicaux.

Le Groupe développe un nouvel axe de recherche portant sur l’évalua-

tion de l’impact de ses produits sur la diète des consommateurs qui

inclut, entre autres: la mise au point d’outils de mesure quantitative,

la définition d’indices de qualité, le développement de méthodes de

classification des consommateurs selon la composition de leur diète

et la simulation quantifiée de l’impact d’un changement alimentaire

donné, sur la qualité globale de la diète.

Pour ce qui est des méthodes de classification, les travaux menés

en 2014 dans le cadre du consortiumMetacardis ont permis d’établir

qu’une diète plus saine est associée à desmarqueurs d’inflammation

réduits ainsi qu’à une diversité plus élevée de la flore intestinale,

chez des sujets en surpoids ou obèses. Ces travauxmontrent l’intérêt

d’étudier les typologies alimentaires et ouvrent la voie à l’étude des

relations entre l’alimentation et les différents paramètres de santé.

Dans le domaine de la simulation quantifiée, les travaux réalisés en

2014 en collaboration avec l’INRA de Marseille ont porté notamment

sur une étude, qui a fait l’objet d’une communication aux Journées

Françaises de Nutrition :

•

une étude sur les consommations de 1719 adultes françaismontre

qu’il est possible de respecter l’ensemble des recommandations

alimentaires quel que soit le niveau de revenu.

Le Groupe développe également une nouvelle expertise en économie

de la nutrition pour pouvoir, à terme, mesurer l’impact économique

de la diète sur le coût des politiques de santé publique. En août

2014, un groupe de travail dont Danone est membre a été créé dans

le cadre de l’International Society for Pharmacoeconomics and

Outcomes Research (ISPOR) pour recenser les bonnes pratiques

émergentes en matière d’évaluation économique.