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Document de Référence 2014

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Commentaires sur l’exercice 2014

Situation financière et trésorerie du Groupe

4.2.4

Financement et ressources de liquidité

Les acquisitions et cessions sans changement de contrôle représentent

un encaissement net de 311 millions d’euros, composé essentiellement

de l’encaissement relatif à la cession de 10 % du capital de nos activités

brésiliennes à Peninsula et au décaissement lié au rachat de la part des

minoritaires de Carcoop en France.

L’effet périmètre et l’impact des activités abandonnées représentent un

décaissement net de (64) millions d’euros à comparer à un encaissement

net de 752 millions d’euros en 2013, qui s’explique par la cession de

l’Indonésie et par la perte de contrôle de la filiale en Turquie, intervenues

en 2013.

Les principales actions menées par la Direction de la Trésorerie et des

Financements afin de conforter la liquidité du Groupe consistent à :

■

promouvoir une politique de financement prudente permettant de

disposer d’une notation de crédit rendant possible l’accès aux marchés

obligataires et de billets de trésorerie ;

■

maintenir une présence sur le marché obligataire en émettant de

manière régulière, principalement sur les Marchés Euro, en vue de

se ménager un échéancier obligataire équilibré. Le programme Euro

Medium Term Notes (EMTN) dispose d’une capacité de 12 milliards

d’euros ;

■

utiliser le programme de billets de trésorerie du Groupe, coté à Paris,

avec une capacité d’émission de 5 milliards d’euros ;

■

maintenir des facilités de crédit bancaire à moyen terme disponibles

et utilisables au gré des besoins du Groupe. À fin 2014, le Groupe

dispose de trois lignes de crédits syndiqués non tirées auprès d’un

pool de banques de premier rang d’un montant total de 4,45 milliards

d’euros. La politique du Groupe est de maintenir ces facilités

disponibles et non tirées, afin de sécuriser l’utilisation du programme

de billets de trésorerie. Les crédits syndiqués sont assortis des clauses

d’engagement de défaut habituelles à ce type de contrat, à savoir

maintien de son rang de crédit (

pari passu

), limitation des sûretés

accordées aux autres créanciers (

negative pledge

), changement de

contrôle, limitation de cession substantielle d’actifs et défaut croisé. Il

n’existe pas de clause de défaut en cas de modification de la notation

à long terme. En revanche, la marge de tirage pourrait évoluer en cas

de baisse ou de hausse de la notation à long terme (« pricing grid »).

Les contrats ne contiennent aucune clause d’exigibilité anticipée en

cas de changement significatif (« material adverse change »).

Au 31 décembre 2014, disposant de 4,45 milliards d’euros de crédits

syndiqués disponibles et non tirés (échéances 2017, 2018 et 2019),

le Groupe considère sa situation de liquidité comme solide. En outre,

le niveau de trésorerie disponible permet de couvrir les échéances

obligataires de l’année à venir.

Le profil de la dette est équilibré : le Groupe ne fait face à aucun pic de

refinancement sur l’ensemble de son échéancier de dette obligataire

qui présente une maturité moyenne de 4 ans et 4 mois.

Au 31 décembre 2014, Carrefour est noté BBB+ perspective stable

A-2 par l’agence S&P. Carrefour Banque est noté BBB+ perspective

stable A-2 par l’agence S&P.

4.2.5

Restriction à l’utilisation des capitaux

Dans le cadre de son activité internationale, Carrefour n’a pas de

restrictions importantes sur sa capacité à accéder ou utiliser ses actifs

et régler ses passifs autres que celles résultant du cadre réglementaire

dans lequel ses filiales opèrent. Les autorités de supervision locales

peuvent exiger des filiales bancaires de garder un certain niveau de

capital et de liquidité, de limiter leur exposition à d’autres parties du

Groupe et de se conformer à certains ratios.

4.2.6

Sources de financement attendues

Pour faire face à ses engagements, Carrefour peut recourir à son cash flow libre et lever de la dette en ayant recours à ses programmes EMTN et

de billets de trésorerie, ou enfin à ses lignes de crédit.