INFORMATIONS FINANCIÈRES CONCERNANT LE PATRIMOINE,
LA SITUATION FINANCIÈRE ET LES RÉSULTATS DE L’ÉMETTEUR
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20.2 Annexe aux comptes consolidés au 31 décembre 2014
Les taux de change utilisés pour préparer ces tests de dépréciation sont les taux
en vigueur à la date de clôture de l’exercice.
Au 31 décembre 2014, les tests des UGT Mines d’uranium et Bioénergie ont
mis en évidence des pertes de valeur dont l’incidence au compte de résultat est
respectivement de 200 millions d’euros et de 14 millions d’euros ; aucune perte de
valeur n’avait été comptabilisée sur les goodwills au 31 décembre 2013.
Dans le secteur Mines, concernant le marché de l’uranium naturel, les prix spot
et les prévisions de prix à long terme de l’uranium naturel se sont dégradés de
manière significative au cours de l’année 2014.
La valeur nette comptable totale du goodwill et des actifs incorporels et corporels
de l’UGT Mines d’uranium s’élève à 4,2 milliards d’euros au 31 décembre 2014,
dont 797 millions d’euros de goodwill, après prise en compte des dépréciations
passées sur les actifs miniers de Somair pour 25 millions d’euros et de Trekkopje
pour 100 millions de dollars américains (75 millions d’euros) (cf note 11) et sur le
goodwill pour 200 millions d’euros.
La valeur recouvrable de l’UGT Mines est déterminée à partir de la valeur d’utilité.
La valeur d’utilité des activités minières est calculée en utilisant les données
prévisionnelles de toute la période allant jusqu’au terme prévu des activités
d’extraction des mines existantes et de leur commercialisation (soit jusqu’en
2069), sans prendre en compte d’année normative. Cette valeur d’utilité, évaluée
en actualisant les cash-flows futurs prévisionnels au taux de 10 % (identique au
31 décembre 2013) et sur la base d’un taux de change euro/dollar américain de
1,2141.
Les cash-flows futurs ont été déterminés en utilisant, pour les ventes non encore
contractualisées, la courbe prévisionnelle de prix établie et mise à jour par AREVA,
jusqu’à un horizon 2030. Depuis le 30 juin 2014, AREVA utilise sa propre courbe
prévisionnelle de prix en lieu et place de la courbe établie par UxC, car l’analyse
faite par la société de l’évolution prévisionnelle du prix de l’uranium diverge de
celle d’UxC entre 2020 et 2030. La courbe prévisionnelle de prix est fondée
notamment sur la vision d’AREVA de l’évolution de l’offre (mines d’uranium et
ressources secondaires) et de la demande d’uranium (liée à la consommation du
parc mondial de centrales nucléaires à cet horizon et à la politique d’achat des
électriciens concernés).
Pour ce faire, le groupe a développé un modèle d’évolution de l’équilibre offre /
demande sur le marché de l’uranium et de comportement des acteurs, dont l’objet
est d‘établir une projection du prix de l’uranium.
Au second semestre 2014, la courbe prévisionnelle de prix a été mise à jour sur la
base des dernières hypothèses disponibles en matière d’évolution de l’offre, d’une
part, et de la demande d’uraniumd’autre part (avec la prise en compte notamment
du dernier calendrier prévisionnel connu de redémarrage des réacteurs japonais).
Le résultat de ce test est inférieur à la valeur nette comptable et entraine une
dépréciation du goodwill de 200 millions d’euros.
La valeur d’utilité calculée à partir des prévisions de prix établies par l’organisme
UxC jusqu’en 2025 serait inférieure de 833 millions d’euros à la valeur nette
comptable des actifs testés.
La valeur d’utilité des actifs de l’UGT Mines d’uranium se dégraderait à hauteur
des montants suivants en cas d’utilisation :
p
d’un taux d’actualisation de 10,5 % au lieu de 10 % : 225 millions d’euros ;
p
d’un taux de change Euro / Dollar américain plus élevé de 5 centimes (soit
1,2641 au lieu de 1,2141) : 341 millions d’euros ;
p
ou d’hypothèses de prix de vente inférieures de 5 dollars par livre d’uranium par
rapport à la courbe prévisionnelle de prix établie par AREVA sur toute la période
2015-2030) : 571 millions d’euros.
Sur ce point, l’analyse de sensibilité a été réalisée sans prendre en compte une
révision des quantités d’uranium économiquement exploitables ainsi que des
plannings de production découlant de cette variation de prix.
La valeur nette comptable totale du goodwill et des actifs incorporels et corporels
de l’UGT Bioénergie s’élève à 48 millions d’euros au 31 décembre 2014, dont
30 millions d’euros de goodwill. Le test de dépréciation de l’UGT Bioénergie a
été préparé à partir d’un plan d’affaires révisé à la baisse par rapport à l’année
précédente. Compte tenu des décalages observés dans la matérialisation des
prospects commerciaux, ce test a mis en évidence une perte de valeur de
14 millions d’euros. L’utilisation d’un taux d’actualisation de 10,5 % au lieu de
9,5 %, ou d’un taux de croissance à l’infini de 1 % au lieu de 2 %, n’aurait pas de
conséquences significatives sur le résultat du test.
Les tests de perte de valeur pratiqués au 31 décembre 2014 sur les UGT
Enrichissement, Réacteurs et Services et Aval n’ont pas donné lieu à la constatation
d’une dépréciation des goodwills concernés ; les analyses de sensibilité effectuées
montrent que l’utilisation de taux d’actualisation supérieurs de 1 % ou de taux
de croissance de l’année normative inférieurs de 1 % à ceux indiqués ci-dessus
n’auraient pas abouti à la constatation d’une dépréciation du goodwill affecté aux
Unités Génératrices de Trésorerie concernées, leur valeur recouvrable restant
supérieure à la valeur comptable nette de leurs actifs. En revanche, l’utilisation
d’un taux d’actualisation de 8 % au lieu de 7 % pour le test de dépréciation de
l’UGT Combustible aboutirait à une dépréciation de 68millions d’euros du goodwill
affecté à cette UGT.
Dans le secteur Amont, la prise en compte d’une hypothèse de prix de ventes futurs
dégradée de 5 % par rapport au scénario retenu fondé sur les prévisions de prix
à long terme des Unités de Travail de Séparation (UTS) établies par UxC, pour la
part non contractualisée des ventes futures, ne générerait pas de dépréciation du
goodwill de l’UGT Enrichissement.
DOCUMENT DE RÉFÉRENCE
AREVA 2014
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