Document de référence 2017
Responsabilité sociétale de l’entreprise 4 Indicateurs environnementaux ❙ 4.3.3 UTILISATION DURABLE DES RESSOURCES 4.3.3.1 Consommation d’énergie et recours aux énergies renouvelables Ubisoft mesure uniquement l’électricité comme source d’énergie, les autres sources d’énergie étant minimes comparées à celle-ci. En 2016, le Groupe a recensé une consommation de 39 464milliers de kWh (soit un équivalent de 5 682 tonnes de CO 2 ) répartie comme suit : (en milliers de kWh) Canada (1) France Roumanie Chine États-Unis Autres pays Total Teq. CO 2 (2) Consommation (3) sur l’année 2016 18 633 8 487 3 613 1 605 1 557 5 569 39 464 5 674 Consommation (4) sur l’année 2015 15 278 7 070 3 282 1 755 1 407 6 369 35 165 6 233 (1) Données pour les sites de Montréal,Toronto et Québec (Halifax exclus) (2) Données calculées sur la base des tables de l’ADEME ou des fournisseurs d’énergie locaux (3) Données pour 48 sites représentant 97,6 % des effectifs Groupe à fin mars 2017 (4) Données pour 48 sites représentant 93,7 % des effectifs Groupe à fin mars 2016 Fin 2016, l’augmentation de 12,2 % des consommations électriques par rapport à l’année précédente est principalement induite par les recrutements d’équipes, l’extension de locaux et l’évolution des infrastructures informatiques indispensables à la croissance duGroupe. Néanmoins, une part plus importante d’électricité utilisée par le groupe Ubisoft est issue d’énergies renouvelables, ce qui contribue à limiter son impact carbone et explique la baisse des émissions de carbone en 2016 malgré la hausse des consommations électriques du Groupe. En effet, l’intégralité des sites français consomme depuis 2016 une électricité entièrement issue de sources d’énergie renouvelables. Les sites de Montréal et de Québec continuent d’être alimentés par le fournisseur Hydro-Québec, dont 99 % de la production provient de barrages hydro-électriques. Au total, 31 sites présentent des taux de fourniture en électricité provenant d’énergies renouvelables supérieurs à 10 %. Ainsi, près de 70 % de l’électricité consommée en 2016 par le Groupe est issue d’énergie renouvelable contre 52 % en 2015. Les pays ayant des taux de consommation élevés, à l’instar du Canada et de la France, intègrent la consommation électrique des salles de serveurs fortement énergivores. En 2016, l’augmentation de leur consommation électrique provient du renouvellement de serveurs par de plus performants et d’une façon générale de l’utilisation plus intense des serveurs pour soutenir la croissance de l’activité online et digitale. Néanmoins, ces salles font l’objet d’un suivi énergétique spécifique. Afin de rationaliser la consommation en énergie des serveurs, les salles de serveurs les plus importantes du Groupe utilisent la technologie du « freecooling ». Cette technique consiste à utiliser l’air extérieur pour refroidir la salle, ce qui permet de réduire la consommation énergétique globale des infrastructures. Celle de Paris a également été équipée d’une interface d’optimisation (« Optimized Management Interface », « O.M.I. », pour réguler en temps réel le système de climatisation en fonction de la charge de travail des serveurs et ainsi optimiser la consommation électrique. Ces installations permettent de ne pas répercuter un surcroît d’activité sur la consommation énergétique. Le renouvellement des équipements informatiques permet également de densifier nos salles (amélioration de l’IEE, indicateur d’efficacité énergétique ) et favoriser la virtualisationdes serveurs lesmoins puissants. En parallèle, la grande majorité des serveurs du Groupe est virtualisée, sachant qu’un serveur virtuel consomme environ 10 fois moins d’électricité qu’un serveur physique à configuration égale. En 2016, le taux de virtualisation dans les salles de serveurs de Paris et Montréal reste élevé et atteint 78,7 % contre 82,2 % en 2015. Cette évolution résulte principalement du renouvellement de certains serveurs par des serveurs plus performants en nombre moindre. En 2016, le Groupe a continué de recenser et d’encourager les mesures visant à réduire la consommation énergétique globale. Ces initiatives sont décentralisées et varient en fonction des sites. Certains choisissent de limiter leur consommation, tandis que d’autres adaptent leurs installations pour consommer mieux : ♦ De nombreux sites ont mis en place des actions visant à limiter la consommation de leurs dispositifs de climatisation et d’éclairage : • Le lancement ou renouvellement de campagnes de sensibilisation En 2016, 37 sites (1) ont réalisé des campagnes de communication visant à rappeler les gestes quotidiens permettant d’éviter toute consommation superflue. Les collaborateurs sont ainsi encouragés à éteindre l’éclairage et leurs équipements informatiques en quittant leur lieu de travail, ou encore à allumer les chauffages ou systèmes d’air conditionné seulement lorsque cela est nécessaire ; (1) Représentant 60,7 % de l’effectif Groupe à fin mars 2017 Consommations des salles de serveurs (en milliers de kWh) 2016 2015 Variation Montréal 5 306 4 387 20,9 % Paris 2 730 2 610 4,6 % TOTAL 8 035 6 997 14,8 % - Document de référence 2017 112
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