Rapport de durabilité Pollution (E2) 04 ÉMISSIONS DE PARTICULES : MICHELIN VS MANUFACTURIERS PREMIUM Une accélération des actions et ressources concernant les TRWP Michelin est engagé fortement sur le sujet des particules avec un plan d’action mondial, qui recouvre des actions internes et externes, ainsi que différents niveaux d’intervention (évitement et réduction de l’impact potentiel) : n En interne des actions clés ont été menées en 2024 : l Le Groupe a développé un système qui permet de capturer, trier, compter et qualifier les particules émises au plus près du pneumatique en usage avec une grande précision. Ce projet « SAMPLE » a été présenté au Tire Technology Expo 2024, et les résultats de cette recherche sont partagés avec la communauté scientifique comme le CARB (California Air Resource Board), l’UCR (University of California, Riverside) et l’industrie du pneumatique, pour mieux comprendre et réduire l’impact environnemental des particules d’usure. Ce système est aujourd’hui opérationnel. l Le BioDLab, laboratoire commun entre Michelin et le CNRS créé en 2023, est consacré à l’étude de la dégradation et biodégradation des gommes des pneumatiques dans le but de la maîtriser afin d’en réduire l’impact dans l’environnement. Un premier article (1) a été publié sur la compréhension des mécanismes de dégradation des polymères constituant les particules d’usure du pneu. n En parallèle, des actions en externe ont été menées en 2024 : l Un des enjeux clés pour le Groupe est, en fonction des connaissances scientifiques disponibles, d’explorer des alternatives à des potentielles substances préoccupantes. Dans cette perspective, Michelin, associé depuis 2022 au Consortium mené par l’USTMA (US Tire Manufacturers Association), contribue au travers de l’Alternative Analysis (2) à analyser les différentes substances alternatives à la 6PPD, substance présente dans presque toutes les formulations pour tous les pneumatiques et remplissant la fonction essentielle de protection du caoutchouc contre les réactions avec l’ozone et l’oxygène. Fin 2020, une étude a été publiée alléguant que la 6PPD-quinone, un produit de transformation de la 6PPD, pourrait avoir des effets sur certaines espèces de poissons sous certaines conditions dans le nord-ouest des États-Unis. Aucun résultat similaire sur la vie aquatique n’a été allégué ou rapporté en Europe. La recherche sur ce sujet est dynamique et continue d’évoluer. Néanmoins, Michelin travaille en collaboration et avec diligence avec diverses associations professionnelles de l’industrie sur des alternatives viables au 6PPD. Après une première pré-étude sur soixante substances candidates, cinq ont pu être retenues en 2024 pour poursuivre des tests. Une synthèse formelle des résultats est envisagée pour mi-2026 afin d’aider à choisir la meilleure substance alternative à la 6PPD. Les coûts et ressources dédiées sont partagés entre les manufacturiers. l Michelin soutient la mise en place de réglementations à seuil pour éliminer du marché les pneumatiques les plus émetteurs de particules et ce partout dans le monde. C’est dans ce contexte que Michelin contribue à la définition d’une méthode de test standardisée du niveau d’émissions des particules de pneumatiques avec les autres membres de l’ETRMA (European Tyre and Rubber Manufacturers’ Association), notamment dans le cadre du règlement Euro 7. En 2024, une campagne de tests croisés sur des pneus pour véhicules de tourisme a été conduite. Cela permettra ensuite d’établir les seuils acceptables en 2025 pour mise en œuvre à partir de 2028. (1) « Study of Sequential abiotic and biotic degradation of styrene butadiene rubber », Science of the Total Environment, volume 926, 20 mai 2024, 171928. (2) Auprès du Department of Toxic Substances Control (DTSC), Californie. Concurrents premium moyenne 95 115 107 131 136 128 MICHELIN par véhicule unité : g/1000 km 224 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024_MICHELIN
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