Document de référence 2017
BOURBON Document de référence 2017 129 COMPTES CONSOLIDÉS Notes annexes aux états financiers consolidés 4 3 taux de change (plan d’affaires et flux normatifs) : 1 euro = 1,20 dollar US. Depuis 3 ans, BOURBON subit la pire crise qu’ait connue le secteur de l’Oil & Gas depuis le début des années 80, avec une contraction du marché des services à l’offshore pétrolier de 30 à 40 % entamée de façon violente en 2015 suite à la chute du prix du baril de Brent, contraction qui a fortement impacté les sociétés intervenant en qualité de support aux compagnies pétrolières. Alors que les investissements des compagnies pétrolières destinés aux acquisitions d’entreprises, au pétrole de schiste, aux projets onshore et aux énergies renouvelables semblent désormais avoir repris, la croissance des investissements dans le secteur offshore ne devrait intervenir que progressivement en 2019. Le groupe estime en effet que la contraction du marché des services à l’offshore pétrolier devrait encore légèrement perdurer sur l’année 2018, qui serait alors comparable à 2017 en termes d’activité, avant de voir les investissements et dépenses d’exploration des compagnies pétrolières dans l’offshore repartir progressivement en 2019, pour répondre à la demande et faire face à la déplétion des champs existants Les prévisions d’activité du plan d’affaires se fondent notamment sur les hypothèses d’un prix du baril de Brent stabilisé autour de 60/65 dollars US en 2018 pour atteindre 65/70 dollars US à partir de 2020, avec une possible insuffisance de l’offre par rapport à la demande anticipée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) suite à la réduction historique des investissements des compagnies pétrolières dans l’exploration et la production observées depuis la mi-2014. La reprise de l’activité devrait se traduire dans un premier temps par une remontée progressive des taux d’utilisation à partir de 2019. Certains intervenants ( Clarksons , Petrodata ) voient les taux d’utilisation remonter à plus de 70% dès la fin de l’année 2018 tandis que d’autres, plus conservateurs ( Pareto ), les voient remonter plus progressivement, aux alentours de 65% fin 2018. Le groupe, quant à lui, a adopté une approche plutôt conservatrice face à cette reprise progressive de l’activité compte tenu du fait qu’aujourd’hui plus de 30 % de la flotte mondiale de navires de support à l’offshore pétrolier est désarmée ( source : Clarksons ) en raison de la surcapacité de navires qui affecte les segments de commodité que sont l’Offshore profond (Deep) et l’Offshore continental (Shallow). En effet, le groupe estime que la majorité de cette flotte désarmée retournera en opération et que de ce fait la remontée des tarifs journaliers ne devrait pas intervenir avant 2020-2021 tandis que d’autres intervenants sur le marché estiment que une grande partie de cette flotte ne sera jamais réarmée et attendent une remontée des tarifs dès fin 2018-début 2019. Le segment des Crewboats est relativement préservé, s’agissant d’une alternative plus économique et plus sécurisée à l’hélicoptère tandis que le segment Subsea poursuit sa diversification en élargissant sa gamme d’activité (projets « clef en main », support de construction ROV, plongée, flotel, stimulation de puits). En revanche, les segments de l’Offshore profond (Deep) et de l’Offshore continental (Shallow) devraient connaître un redressement plus lent du fait de la surcapacité de navires qui affecte ces segments de commodité. Enfin, le plan d’affaires a été élaboré en tenant compte du plan stratégique #BOURBONINMOTION annoncé par BOURBON le 13 février 2018, qui vise notamment à répondre à un marché toujours plus exigeant en matière d’optimisation des coûts. En particulier, le programme Smart Shipping doit permettre de réduire les coûts d’opération en connectant les navires modernes avec un plein effet des économies attendu vers 2020-2021, sur les segments de l’offshore profond et de l’offshore continental qui sont devenus des segments de commodités et pour lesquels la réduction des coûts d’opération est un élément clef de compétitivité. Le résultat de l’évaluation à la valeur d’utilité est présenté ci-dessous : (en millions d’euros) Goodwill Actif économique au 31/12/2017 incluant les goodwill * ** Valeur d’utilité estimée* Excédent de la valeur d’utilité estimée sur la valeur* des actifs incluant le goodwill ** Marine Services − DEEP - 686,1 737,1 51,0 Marine Services − SHALLOW 6,1 610,7 694,6 83,9 Marine Services − CREW - 290,5 732,6 442,1 Subsea Services 19,2 424,7 838,3 413,6 * En données ajustées (coentreprises opérationnelles sur lesquelles le groupe exerce un contrôle conjoint consolidé selon la méthode de l’intégration globale). ** Actif économique = goodwill, immobilisations incorporelles et corporelles et besoin en fond de roulement, excluant les navires destinés à être cédés à plus ou moins court terme et ayant fait l’objet d’un impairment individuel (voir note 3.3) L’ensemble de ces évaluations à la valeur d’utilité n’a pas conduit à constater de perte de valeur au 31 décembre 2017.
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