Turbo
Les mécénats
d’avenir
de Bergerat
Monnoyeur
Il reste 6 mois aux
candidats avant l’épreuve
finale d’avril.
À Moissy, le 30 octobre
dernier avait lieu un
examen blanc, une façon
de vérifier où en était
chacun de ses forces
et ses faiblesses…
MylèneMARCONI
DRHGroupeMonnoyeur
Dans cette formation où
l’entreprise s’est beaucoup
impliquée,
au fil des derniers mois,
nous nous sommes rendu compte
que la partie théorique était vécue
comme une obligation à laquelle
beaucoup d’apprentis n’accordaient
pas suffisamment d’attention,
ou n’en percevaient pas toute
l’utilité. Nous avons donc imaginé
cette épreuve supplémentaire qui
au départ n’était que théorique mais
qui s’est étoffée lors de nos réunions
avec les Apprentis d’Auteuil jusqu’à
devenir un véritable examen blanc,
une épreuve très proche de celle
d’avril. Ce dispositif, au 3/4 de
leur formation est aussi une façon
de les remotiver et de leur montrer
l’intérêt que porte l’entreprise
à leur parcours.
Décembre
2015
06
“C’est un test
grandeur nature
avant de mettre
le turbo dans
la dernière ligne droite”
En dehors de tout certificat, certains ont déjà
une attitude suffisante pour travailler en
entreprise. La théorie n’est pas tout : le com-
portement, la motivation, la ponctualité, le
respect de la hiérarchie mais aussi la sécurité,
l’hygiène… Ils ont beaucoup évolué là-des-
sus, ils ont désormais passé une sorte de
point de non-retour et il nous a semblé
important qu’ils ne découvrent pas cette
forme d’examen au dernier moment ou que
leur appréhension gâche leur capacité à
apprendre, car il y a encore certaines fébrili-
tés qui viennent de la proximité de l’épreuve
et de cette part d’inconnu: Que sais-je?
Ce test grandeur nature, qui n’était pas initia-
lement prévu dans le cursus, c’est à la fois un
risque et un formidable défi. À l’issue de cette
journée, ils peuvent se dire, dégoûtés :
“j’ai
passé un an ici et je n’ai rien appris”
ou au
contraire, remontés à bloc
“l’épreuve n’est
finalement pas si difficile que ça”.
C’est une
vraie pression. Pour éviter que les jeunes ne
bloquent sur des souvenirs scolaires et ne se
rende pas à l’épreuve nous avons beaucoup
travaillé sur la forme pour leur faire sentir que
tout vient de l’entreprise.
Les convocations ont été envoyées par l’em-
ployeur, les concepteurs et les jurys sont com-
posés de personnel de BM. Le but n’est pas
scolaire, il s’agit de leur faire prendre
conscience de ce qui leur reste à préparer pour
réussir l’épreuve finale. Maintenant ils doivent
trouver leur propre façon d’avancer, d’évoluer,
de se remettre en cause.
«
L’enjeu est
de leur montrer
qu’ils ont toutes
leurs chances.
»
Valéry Auchère, vous êtes chef de projet
du dispositif Turbo aux Apprentis d’Auteuil.
Voilà 9 mois que ces jeunes ont entamé
leur formation, il en reste six.
Où en sont-ils ? Tant humainement que
sur le plan des connaissances ?


