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Turbo

les mécénats d’avenir de Bergerat Monnoyeur

GeftéNzoupet, a

pprenti d’Auteuil

Le plus difficile, ça a été mon premier

jour. J’essayais d’imaginer comment il

fallait se comporter, ce qu’il fallait faire,

comment ça allait se passer, je ne savais

rien… et deux heures plus tard, je me suis

rendu compte que tout le monde était

sympa, attentif, j’ai aimé. Cette formation

est une chance pour moi. J’ai fait des

études au Cameroun et j’ai toujours rêvé

de faire de la mécanique. J’adore voir ces

engins énormes se déplacer, j’essaie de

comprendre leur fonctionnement. J’ai la

passion de la mécanique. J’avais réparé

des automobiles, des deux roues, mais pas

d’engins de travaux publics. On fait du

montage, j’adore la manière de réfléchir

aux problèmes. J’ai un très bon tuteur, je

pose des questions, il me comprend, il me

répond, il me fait confiance, il me donne

des consignes, je les respecte.

LucasMainfroy,

apprenti d’Auteuil

Je suis parisien mais depuis six mois je

vis entre Grenoble et Lyon. Quand on

m’a parlé de la formation, je pensais

sincèrement qu’on allait me refuser parce

que, dans les critères du projet, il fallait

avoir 18 ans au premier décembre et je ne

les avais pas. Il fallait aussi avoir le niveau

CAP ou seconde et j’avais arrêté l’école en

4e… rester en cours ça ne me disait rien !

Au début, j’étais inquiet, je me suis dit “ils

ne vont pas me prendre“. Mais j’ai tenté le

coup. Je voulais faire de la mécanique, pas

spécialement des gros engins. Le poids

des pièces m’a fait peur. La manipulation

est difficile, mais le fond reste le même : de

la mécanique.

Je ne suis pas perdu. Mon tuteur est cool,

il a de l’expérience, il prend le temps de

m’expliquer. S’il voit que je n’ai pas bien

compris, il recommence. Il me montre

comment ça fonctionne, à quoi ça sert…

Je me vois bien faire ce métier plus tard.

On m’aurait dit ça l’année dernière, je

ne l’aurais pas cru ! Maintenant c’est

cool, c’est même plus intéressant que la

mécanique sur une moto. Le fait que ce

soit plus complexe le rend plus intéressant.

La préformation va se finir. On va être jugé

sur le travail fourni depuis le 3 octobre, en

cours et en atelier. Nous serons fixés, on

va savoir si c’est vraiment fait pour nous,

si on peut continuer la formation. J’ai

vraiment envie que ça marche !

DylanEnjalbert,

apprenti d’Auteuil

C’est grand ici, on veut aider mais on

a peur de déranger, on ne connaît pas,

on est silencieux, on regarde… Les trois

premiers jours, l’adaptation, c’était dur.

Mais ils ont été accueillants, on s’est fait

une petite place. Je suis quelqu’un de

sociable, j’ai parlé avec tout le monde.

Après, ils m’ont laissé un peu plus

d’initiatives parce que je me débrouille

assez bien…mais des fois je suis un peu

perdu aussi.

La préformation répond bien à mes

attentes et maintenant j’ai peur de ne

pas être pris. Mon tuteur est sûr de lui,

il dit que ça va aller, mais j’ai peur. Mon

parrain, Maurice est aussi génial. Tous les

vendredis, on parle de ce qui s’est passé

dans la semaine. J’ai de bons échos, je

ne suis pas encore assez sûr de moi mais

je suis dynamique, je me mets au travail

vite…

Maurice SAMOIAN,

parrain, correspondant d’atelier

L’intégration de Dylan s’est très bien

passée. On a eu un très bon contact

tous les deux. Tous les vendredis, avec

Raphaël Debourg, son tuteur et chef

d’atelier, nous discutons pour savoir

comment il se sent tant au niveau

professionnel au milieu de l’équipe,

que sur le plan humain. On parle des

tâches qu’on lui a données, ce qu’il a

aimé, ce qu’il n’aime pas, comment il se

débrouille et ce qui en ressort est très

encourageant. Dylan est très curieux,

il a une vraie envie. C’est lui qui vient

chercher le travail, il veut découvrir,

apprendre, et pour nous ce type de

profil est très intéressant. On n’a que

des sourires, du positif. Ça a rendu les

choses beaucoup plus faciles.

Au début, comme tous les autres

apprentis ou nouveaux embauchés,

les premiers pas sont assez bizarres,

on ne trouve pas ses marques, on ne

sait pas comment se comporter…

Mais il a très vite assimilé les règles de

la vie professionnelle, de l’entreprise

et celles de sécurité notamment. Que

ce soit Dylan ou Gefté, ils nous disent

qu’ils se sentent bien, qu’ils veulent

continuer et réussir à intégrer notre

équipe. Pour nous, c’est passionnant.

Ils ont des caractères différents, mais

la même envie et de bonnes capacités à

apprendre et retranscrire ce qu’on leur

a enseigné. J’aimerais bien les garder

tous les deux dans notre équipe.