turbo
les mécénats d’avenir de Bergerat Monnoyeur
Portraits d’apprentis,
pas tout à fait
comme les autres…
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TEMPS FORT
Aujourd’hui, nous allons fêter
ensemble les 3mois que vous venez
de passer dans nos ateliers, mais
aussi un anniversaire. Ce projet
a un an presque jour pour jour.
J’avais rencontré Nicole d’Anglejan
et Vanessa de Lauzainghein
pour répondre à un souhait du
Président Monnoyeur concernant
une nouvelle orientation de notre
Mécénat. Nous avons passé 6mois à
construire notre projet. De nombreux
collaborateurs s’y sont investis dans
les coulisses, en région: tuteurs,
parrains, opérationnels, équipes
pédagogiques qui m’ont aidé à
valider le parcours en collaboration
constante avec les équipes d’Auteuil.
Mes félicitations vont aux
candidats : vous avez tenu bon
jusqu’au bout, en étant à l’heure, en
écoutant vos tuteurs, en respectant
les consignes, en faisant des choses
qui parfois étaient difficiles pour
vous. Vous avez eu confiance en
vous, confiance en nous et sachez
que cette confiance est réciproque.
Aujourd’hui, je suis très heureuse
de vous annoncer notre capacité à
accueillir 16 apprentis mais nous
fêtons ici la réussite de vous TOUS,
19 au total et je félicite ceux qui
n’ont pas été retenus de s’être
déplacés. En étant présents alors
que vous n’êtes pas du voyage,
vous montrez votre courage et cela
vous honore, c’est une valeur forte
dans le groupe.
Je remercie très chaleureusement
tout le monde en interne, et les
équipes d’Auteuil. Ça a été un projet
magique pour moi et l’ensemble
des équipes du Groupe.
Dominique Podesta
DRHdugroupeMonnoyeur
ThéoHubert,
apprenti d’Auteuil
La mécanique, je l’ai commencée tout petit
sur mon vélo. J’ai passé un diplôme de
mécanique moto, et pendant les stages j’ai
travaillé sur des voitures. Je viens de l’île de
Mayotte, j’habitais à Marseille, je n’ai pas
trouvé de travail. Ma mission locale m’a
conseillé ce programme, c’est vraiment ce
qu’il me fallait. Ça ne fait pas longtemps
que nous avons commencé mais je suis
déjà dans mon élément. On s’épaule, on
s’entend bien, il y a une bonne ambiance.
Ici les outils, les moteurs sont grands, c’est-
à-dire complexes, et pour les démonter on
est obligé de se casser la tête. J’aime cette
difficulté, j’aime réfléchir avant d’agir, c’est
pour ça que j’adore la mécanique.
J’ai eu la chance de trouver cette
formation, je me donne à fond. Je suis
venu pour apprendre, je ne me croise pas
les bras. Vidanger le pont d’un engin,
démonter des pneus, remplacer un godet,
un pare-brise, on ne peut pas le faire
seul, j’aime ce métier d’équipe. On a fait
3 bilans, ça se passe bien, ça m’a rassuré,
même si les places sont limitées. J’espère
réussir ma formation, puis être embauché
ici, travailler sur les Caterpillar, ça serait
énorme pour moi ! Je viens d’un pays très
pauvre, c’est une chance que je ne vais pas
laisser passer. Et peut-être qu’en revenant
sur mon île, comme il y a besoin de routes,
de grands chantiers, je pourrais un jour
monter ma propre entreprise.
Ils ont passé 3mois à l’école et en atelier, pour apprendre,
pour découvrir lamécanique, pour tester leur envie, pour
imaginer leur futur…Ils nous racontent leurs premières
impressions et le bilande leurs tuteurs et parrains.
«
Comme nous nous
connaissons un peu
maintenant, permettez
que je vous appelle
“mes jeunes”.
»
«
C’est une fierté
pour moi de pouvoir
lui apporter quelque
chose. C’est une belle
mission.
»
DamienBonnot
,
techniciend’atelier
Ça nous apporte beaucoup aussi, pas
autant qu’à eux sans doute, mais ça me
fait du bien d’avoir quelqu’un à guider,
c’est motivant. Il faut savoir expliquer
ce qu’on fait, ce n’est pas toujours facile,
mais on se remet en question. Quand
j’ai appris que l’entreprise cherchait des
parrains, des tuteurs, j’ai adhéré tout
de suite. C’est un peu mon état d’esprit,
j’ai souvent eu des gens à former et je le
fait volontiers. La passation des savoirs
et des techniques ça s’est fait de tout
temps, de génération en génération
et il faut continuer, c’est une façon de
perpétuer ce qu’on a appris de nos
anciens.
Dans les premières séances, nous avons
mis l’accent sur la sécurité, orienté
les consignes vers la précaution car
ça reste un métier dangereux, il faut
constamment faire attention, à eux-
mêmes déjà et à l’environnement. Petit
à petit on accroît la difficulté des tâches
qu’on leur confie, on voit comment ils
se débrouillent…
Clément Dalphin,
tuteur, technicien d’atelier
Théo est à l’aise, il a des bases en
mécanique, inutile de lui expliquer dix
fois, quand il ne sait pas il demande,
c’est nickel. Au quotidien, dès que j’ai
un nouveau chantier, je le mets dessus,
ça le rend autonome très vite. Il se
débrouille très bien, il a envie, il vient de
loin, ça serait vraiment dommage de ne
pas l’intégrer à ce programme.




