Document de référence 2016

271 GECINA – Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 la totalité du cycle de vie d’un bâtiment, révèle que la phase travaux représente 61 % des émissions de gaz à effet de serre totales (56 % pour la fabrication des produits et équipements et 5 % durant la phase de chantier). Ceci confirme l’importance accordée par Gecina dans sa feuille de route climat à la sobriété des programmes immobiliers en visant la neutralité carbone pour chacun d’eux (cf. 7.4.1. « Changement climatique et émissions de gaz à effet de serre » et le rapport dédié à sa feuille de route climat sur le site Internet : http://www.gecina. fr/fr/rse.html)). Ces résultats orientent désormais le travail de Gecina vers des choix constructifs ou des choix de matériaux à faible impact environnemental, pour ses projets en développement ou en restructuration, en planifiant la réflexion par phase : ■■ en phase esquisse : modélisation et choix de la structure ; ■■ en phase avant projet définitif (APD) : modélisation et choix des équipements techniques ; ■■ en phase projet (PRO) : modélisation et choix des produits de second œuvre. Analyse de la performance En 2016, les deux opérations livrées qui ont intégré le patrimoine Gecina ont fait l’objet d’une ACV (Cristallin et CityLights, tous les deux à Boulogne-Billancourt). Plusieurs enseignements sont retirés de chaque étude. Le choix de réhabilitation lourde par rapport à une reconstruction totale de l’immeuble Cristallin, située à Boulogne-Billancourt, a notamment été conforté grâce à son plus faible impact en termes de consommation d’énergie, de consommation d’eau et d’émissions de GES. Cette réflexion est désormais intégrée lors des études amont de repositionnement des actifs. Lamodélisationmenée sur chaque opération amène ainsi Gecina à rechercher la limitation de son empreinte carbone globale pour optimiser à la fois ses choix constructifs et l’exploitation future des actifs de son patrimoine. Par exemple, la restructuration lourde engagée sur un immeuble de bureaux situé à proximité immédiate de la gare de Lyon, Ibox, présente une réduction des émissions de GES en exploitation de 24,6 kgCO 2 /m 2 /an avec une empreinte carbone de 91,2 kgCO 2 /m 2 pour les travaux. En quatre ans, l’économie d’émissions de CO 2 en exploitation compense l’investissement en carbone de la restructuration. Afin d’optimiser encore l’empreinte environnementale de ses opérations, Gecina recourt autant que possible à des matériaux présentant un bénéfice au-delà du seul aspect CO 2 . L’étude des matériaux menée sur le 55 Amsterdam (http ://www. gecina.fr/sites/default/files/Gecina_55 %20Amsterdam-FR. pdf) a guidé différents choix dont celui de retenir la laine de bois, matériau biosourcé, présentant un impact sur la consommation de ressources non renouvelables et énergie grise plus faible que les matériaux classiquement employés en isolation. Sur ce même immeuble, afin de favoriser la dynamique d’économie circulaire et diminuer la pression sur les ressources, 10 % des matériaux utilisés sont issus de matière recyclée (40 % des pavés, 25 % des portes et 100 % des stores utilisés proviennent de recyclage, principalement de France). Cette méthode a aussi amené Gecina à opter pour une structure bois, ayant un plus faible impact qu’une ossature métallique, pour son projet Grande Halle (Lyon 9 e – cf. Document de référence 2014 p. 281). Afin de limiter davantage les impacts environnementaux de l’ossature bois, celui-ci est issu d’une forêt éco-gérée, certifiée FSC ou PEFC, sans traitement ou traité avec un produit certifié CTB P+. S’inscrivant dans une démarche d’innovation et d’amélioration continue, la Grande Halle est l’une des 16 opérations certifiées par le label BBCA (bâtiment bas carbone – https://www.batimentbascarbone.org/) qui reconnaît les bâtiments ayant fait l’objet d’une réduction de leur empreinte carbone, à travers une construction raisonnée et une exploitation maîtrisée par le stockage du carbone dans les matériaux et le développement de l’économie circulaire. Autre exemple, au-delà d’un objectif énergétique ambitieux (Effinergie +), le projet Brançion, résidence étudiants de 3 500 m 2 développée dans le 15 e arrondissement de Paris, actuellement en phase de conception, vise le label bâtiment biosourcé. Ce label réglementaire d’État (décret n° 2012- 518 du 19 avril 2012 relatif au label « bâtiment biosourcé ») met en lumière la qualité environnementale des bâtiments neufs (ou partie neuve) intégrant une part significative de matériaux biosourcés dans leur construction, comme le bois, le chanvre, la paille ou encore la laine de mouton.
Initié lors du concours d’architecture, l’objectif de réduction de l’empreinte environnementale de la construction aboutit aux choix suivants : ■■ isolant type laine de bois pour l’isolation extérieure du bâtiment ; ■■ menuiseries extérieures bois-alumunium ; ■■ garde-corps en bois ; ■■ portes extérieures de placard en bois. Le projet atteint le niveau 1 de ce label en totalisant une quantité de matériaux biosourcés de 20,42 kg/m 2 de surface de plancher. 7.4.2.2. Gestion des déchets Démarche Les déchets peuvent constituer une source abondante de matières premières à la condition de garantir leur capacité à être valorisés, notamment via un maximum de filières de recyclage. Ce processus favorise la mise en œuvre d’une démarche d’économie circulaire. Afin d’améliorer le tri et la collecte sélective dans ses immeubles, Gecina a engagé depuis 2008 un plan de déploiement des contenants adaptés pour la séparation des flux de matières ainsi que la création de locaux spécifiques pour leur stockage. Deux indicateurs mesurent l’efficacité de ces actions pour le patrimoine en exploitation. En 2015, Gecina a fait évoluer sa méthode de reporting pour mieux tenir compte de l’ensemble des dispositions mises en place dans les immeubles tertiaires concernant la collecte sélective. Depuis 2008, seuls les immeubles de bureaux pour lesquels un contrat de collecte sélective des déchets était souscrit par Gecina étaient pris en compte. En intégrant également les immeubles du patrimoine pour lesquels les locataires réalisent la gestion de leurs déchets, le périmètre de reporting reflète l’exhaustivité des capacités de collecte sélective du patrimoine.

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