04 Rapport de durabilité Biodiversité & écosystèmes (E4) Risques de transition : L’analyse a conclu qu’aucun des risques de transition mentionnés ci-dessous n’est matériel pour le Groupe. Dans le cadre de l’analyse de double matérialité, ont été considérés les risques de transition liés : n à la mise en place de futures réglementations limitant l’accès ou augmentant le prix des matières premières ayant un impact négatif sur les écosystèmes et la biodiversité et/ou concernant la protection et la restauration des écosystèmes et de la biodiversité, limitant l’artificialisation des sols ou exigeant une traçabilité complète et/ou des modèles de certification pour les matières premières naturelles ; n aux litiges et/ou amendes en cas d’impact négatif sur la biodiversité ; n à la stigmatisation du secteur ou à l’incapacité du Groupe à répondre aux attentes des parties prenantes en matière de biodiversité (ex. zéro déforestation) impactant sa réputation. Risque systémique considéré : La destruction ou la dégradation des forêts tropicales entraîne, localement, la perte de biodiversité fragilisant les écosystèmes et les rendant moins résilients. Les services écosystémiques tels que la séquestration du carbone et le cycle de l’eau, se dégradent, contribuant ainsi à l’aggravation du réchauffement climatique global et modifiant localement les conditions nécessaires à la production agricole de nourriture et de matières premières. L’hévéaculture peut ainsi être affectée par ces changements systémiques, avec l’émergence de nouvelles maladies ou de ravageurs impactant fortement les rendements. Les revenus des planteurs villageois en sont dès lors affectés, dégradant les conditions de vie et l’économie des communautés locales. La baisse de la production peut également entraîner des tensions entre l’offre et la demande de caoutchouc naturel, faisant augmenter les prix de cette matière première. Consultation des communautés affectées par la production de caoutchouc naturel : Les activités agricoles des sites de production de caoutchouc naturel du Groupe peuvent entraîner des impacts négatifs sur la faune, la flore et les ressources en eau, tant superficielles que souterraines, affectant ainsi les communautés locales. Dans ce contexte, Michelin s’engage dans une démarche proactive de consultation avec ses parties prenantes et les principales organisations de la société civile impliquées localement. Le Groupe établit également des partenariats réguliers avec des ONG, des chercheurs, des universitaires et des organismes gouvernementaux afin d’évaluer et d’atténuer l’impact de ses activités sur l’environnement et les communautés affectées. Un mécanisme de réclamation (1) accessible et conforme aux critères du Programme des Nations Unies pour le développement et aux lignes directrices de l’OCDE, a été instauré en 2021. Il permet aux parties prenantes et aux communautés affectées d’exprimer leurs griefs de manière indépendante. En parallèle, Michelin a mis en place un Comité de Parties Prenantes sur le Caoutchouc Naturel Durable depuis 2015, qui offre un forum pour un dialogue ouvert et constructif avec les organisations de la société civile (et d’autres acteurs de la chaîne de valeur de divers horizons). Ce Comité permet de suivre les attentes de la société et d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement. Des réunions formelles sont organisées environ tous les deux ans, tandis que des visioconférences sont tenues entre ces rencontres, sur des sujets spécifiques. La dernière réunion formelle a eu lieu en 2022, et une réunion ad hoc s’est déroulée en mai 2024, portant sur la mise en œuvre de la réglementation européenne sur la déforestation (EUDR). Dans le but d’éviter les impacts négatifs de la déforestation sur les services écosystémiques essentiels aux communautés locales, Michelin a adopté un engagement de « Zéro Déforestation » pour ses activités directes de production de caoutchouc naturel et ses approvisionnements en la matière, depuis 2015. De plus, le Groupe a mis en place des mesures de traçabilité et de contrôle afin d’assurer que les volumes de caoutchouc naturel acquis proviennent de zones non déforestées. Pour éviter et limiter l’impact sur la faune, la flore, les zones humides et les cours d’eau, le Groupe a mis en place des actions de préservation et de restauration dans ses opérations d’hévéaculture au Brésil et en Indonésie. Celles-ci incluent l’instauration de gardes forestiers, des programmes de restauration active des zones dégradées et la création de zones ripariennes. De plus, une feuille de route visant à réduire l’utilisation des pesticides d’ici 2030 a été déployée, couvrant à la fois les opérations directes du Groupe et celles de ses coentreprises. (1) Voir sur le site dédié, https://purchasing.michelin.com/en/natural-rubber-sustianbility-grievances/. 243 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024_MICHELIN
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