Document d'enregistrement universel 2024

Rapport de durabilité Changement climatique (E1) 04 À ces différents leviers s’ajoute un programme d’électrification du procédé de fabrication qui consiste notamment à remplacer les presses de cuisson fonctionnant à base de vapeur d’eau – produite essentiellement par des chaudières à gaz – par des presses de cuisson électriques. Cela permet à la fois de réduire considérablement la consommation d’énergie nécessaire en améliorant les rendements de cuisson (potentiel d’amélioration de 6 à 8 fois), tout en participant à la transition énergétique par le biais d’achat d’électricité certifiée d’origine renouvelable. 4.2.2.2 Scope 3 essentiel : Optimisation des plans d’action pour les achats de matières premières, des transports et de la phase amont de l’énergie Pour le scope 3, Michelin se concentre sur la réduction des émissions liées aux achats de matières premières, au transport et à la mise à disposition de l’énergie sur les sites. La réduction des émissions liées à l’achat de matières premières Le Groupe a mis en place une démarche volontariste et a identifié les catégories d’achats et les fournisseurs représentant les émissions de gaz à effet de serre les plus importantes. Les actions visent en priorité les fournisseurs de matières premières, car celles-ci représentent environ 85 % des émissions liées aux achats de produits et services du Groupe. Michelin s’engage avec ces fournisseurs pour les inciter à débuter, développer ou accélérer leurs démarches visant à diminuer leurs émissions de GES. Le questionnaire CDP offre un système global de publication d’informations environnementales, afin d’évaluer les stratégies adoptées en matière de changement climatique. En 2018, Michelin a rejoint le Supply Chain Program du CDP et a demandé à ses principaux fournisseurs de matières premières de participer à cette initiative. Cet engagement pousse les fournisseurs de Michelin à quantifier et publier leurs émissions de gaz à effet de serre, et à développer des stratégies de réduction de leurs émissions. Cette campagne est reconduite annuellement depuis 2020. Par ailleurs, le Groupe incite ses fournisseurs à se doter de cibles ambitieuses de réduction d’émissions (cibles dites « Science Based Target »). Enfin, dans le but d’affiner le calcul de ses émissions et d’engager encore plus ses fournisseurs de matières premières, le Groupe leur demande de fournir les données d’analyses de cycle de vie des produits achetés par le Groupe, ou à défaut les données d’empreinte carbone (tCO2eq/t) de ces produits. En 2024, la part d’émissions calculées avec des données provenant des fournisseurs est de 55 %. Pour diminuer l’empreinte carbone de ses achats de matières premières, Michelin et ses fournisseurs agissent sur les axes suivants : n augmenter la part de matériaux renouvelables ou recyclés ; n augmenter la part des énergies bas-carbone dans la fabrication des matières premières ; n établir des feuilles de route de décarbonation spécifiques à chaque fournisseur (efficience énergétique, réduction des déchets, recyclage interne, optimisation des procédés) ; n privilégier des approvisionnements venant de fournisseurs ou de produits bas-carbone ; n développer des nouvelles technologies bas-carbone pour la production des matières premières. En 2024, le CDP a reconnu la capacité du groupe Michelin à engager ses fournisseurs dans la réduction des émissions de CO2 en lui décernant la reconnaissance CDP Supplier Engagement Leader 2023. La réduction des émissions liées aux opérations de transport de Michelin Le Groupe optimise ses moyens de transport en favorisant le multimodal et en réduisant le recours au transport aérien. Le périmètre concerne les opérations logistiques sous le contrôle direct de Michelin, et couvre le transport de matières premières jusqu’aux livraisons des produits finis. La stratégie du Groupe s’articule autour de 3 axes : n Transporter moins, axe fondamental qui consiste à améliorer l’efficacité de nos opérations logistiques. Il se traduit par une analyse permettant d’identifier le meilleur emplacement possible des stocks afin d’améliorer la disponibilité des produits tout en réduisant les transports. Le choix des lieux de production est aussi orienté pour favoriser la production locale, limitant le transfert des produits finis entre les zones productrices et consommatrices. Ainsi, entre 2023 et 2024 le tonnage des transports intercontinentaux des produits finis a diminué d’environ 11 % permettant un gain de CO2 de l’ordre de 11 kt de CO2 ; n Transporter mieux, axe opérationnel qui consiste à améliorer l’efficience de nos opérations logistiques. Il s’articule autour de plusieurs thématiques dont : l l’engagement auprès des partenaires transporteurs : Michelin est convaincu du bénéfice mutuel des partenariats avec les acteurs du transport sur le long terme. Ces partenariats leur permettent d’investir dans des solutions de décarbonation, l la promotion et le développement du multimodal : Michelin poursuit le développement du report modal. Ainsi pour 2024, en Amérique du Nord, c’est environ 24 % de l’activité intra-zone qui est opérée en train. En Europe, un nouveau corridor de report modal s’ouvre sur la fin d’année 2024 entre Luxembourg et Roumanie avec un objectif de gain de l’ordre de 1,5 kt de CO2 par an ; n transporter différemment, axe innovation qui consiste à mettre en place des solutions innovantes autour de deux axes principaux : l collaborer avec des organisations extérieures : Michelin continue à jouer un rôle moteur dans plusieurs organisations (France Supply Chain, Coalition Nouvelles Énergies, Movin’On, etc.). La participation proactive à ces travaux permet d’identifier des leviers activables et de poser des bases de collaboration sur des sujets innovants pour la décarbonation du transport, 200 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024_MICHELIN

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