Document d'enregistrement universel 2024

Rapport de durabilité Préface 04 PRÉFACE Trois questions à Yves Chapot, Co-Gérant et Directeur Financier Il s’agit du premier rapport de durabilité du groupe Michelin dans le cadre de la mise en œuvre de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) de l’Union européenne. Quels premiers enseignements en tirez-vous ? Nous n’avons pas attendu la CSRD pour être une entreprise engagée en matière de développement durable ! Depuis sa création, Michelin innove pour améliorer la mobilité des personnes et des biens afin qu’elle soit plus sûre, plus accessible, plus efficiente et plus respectueuse de l’environnement. Pleinement conscient de ses impacts sur la société et l’environnement et des défis majeurs auxquels le monde est confronté, le Groupe joue un rôle de leader du développement durable. C’est la raison pour laquelle Michelin a construit un modèle d’affaires qui s’articule autour d’un juste équilibre entre les enjeux humains, économiques et environnementaux, et vise à créer de la valeur dans toutes ces dimensions. Quels sont les apports, selon vous, de l’application de cette directive européenne sur la transparence des données de durabilité ? On ne peut que constater que, à l’instar d’autres réglementations européennes, cette directive est vertueuse en termes d’intention, mais reste complexe dans sa mise en œuvre. Il est essentiel qu’un équilibre soit trouvé entre la durabilité et la compétitivité des entreprises, afin de préserver un « fair level-playing field » au niveau mondial. Cette directive permettra toutefois de fournir aux investisseurs et à toutes les autres parties prenantes des informations pertinentes, comparables et fiables en matière de durabilité. Concrètement, cette directive met sur un pied d’égalité l’information de durabilité et l’information financière, ce qui, pour Michelin, est très cohérent avec nos engagements. Nous souhaitons donc que cette première publication permette une comparaison objective de notre performance de durabilité par rapport à d’autres acteurs industriels comparables et reconnaisse ainsi notre contribution dans l’avènement d’un monde plus durable. Nous regrettons qu’aujourd’hui, ne s’appliquant qu’à certaines sociétés cotées européennes, la CSRD se traduit pour Michelin par des surcoûts significatifs que nos concurrents non-européens ne supportent pas. L’essentiel pour un groupe comme Michelin est d’avoir un impact positif sur son environnement au sens large. Quels sont les éléments saillants à retenir dans ce rapport de durabilité ? Le rapport de durabilité 2024 met en avant la trajectoire de progrès sur laquelle le Groupe avance année après année. L’expertise du Groupe et ses savoir-faire distinctifs, notamment dans l’utilisation optimale des matériaux et des composites, constituent des leviers extraordinaires pour promouvoir l’économie circulaire, préserver les ressources ou encore réduire les émissions de CO2, notamment au service d’une mobilité bas-carbone. C’est ce qui nous a permis en 2024 de lancer sur le marché de nouveaux produits qui combinent durabilité, efficience énergétique et niveau d’abrasion inégalés. Un autre point clé que je souhaiterais souligner : Michelin est convaincu du rôle sociétal que les entreprises doivent jouer pour apporter des réponses collectives aux défis d’aujourd’hui. Ce rapport met en lumière les actions du Groupe en faveur de ses employés, comme l’initiative sur le salaire décent l’a démontré, mais aussi auprès de sa chaîne de valeur, en particulier pour répondre aux aspirations de ses parties prenantes. 172 DOCUMENT D’ENREGISTREMENT UNIVERSEL 2024_MICHELIN

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