ANTICIPER DÉVELOPPER RÉNOVER
Allez-vous poursuivre sur cette voie en2015?
Depuis presque trois ans, nous avons franchi
des étapes importantes, et ce n’est pas terminé.
Notre plan se déroule comme prévu, avec des
chantiers structurants déjà bien avancés. Ce sont
eux aussi d’importants leviers de performance
pour le Groupe. Deux exemples : la transformation
de notre logistique, en particulier en France et
en Chine, et celle de nos systèmes d’information
qui sont indispensables à la prochaine étape
denotredéveloppement. Notreexpansionmultiformat,
l’efficacité de notre offre cross-canal en dépendent.
Carrefour est sur la bonne route et a retrouvé
de solides fondamentaux, tout sonpotentiel peut
à nouveau s’exprimer.
Comment voyez-vous l’évolution
de vos marchés ?
Aujourd’hui, tous les pays, dits « émergents » ou
« matures », traversent des crises, qu’elles soient
politiques, économiques, sociétales…et tous
recherchent une forme nouvelle de croissance
durable. Notre chance est d’être un distributeur
à dominante alimentaire car, dans chacun
des pays où nous sommes, tous partagent
la culture des bons produits. La consommation
change, on achète moins et mieux, la volonté de
mieux se nourrir offre de nouvelles opportunités.
Notre commerce anticipe ces mouvements.
C’est tout le sens du multilocal. Pour que notre offre
soit efficace, nous développons et nous adaptons
nos formats. En Italie, par exemple, nous avons
ouvert un premier Market Gourmet avec une
attention toute particulière à la fraîcheur et à la qualité
des produits frais. En Espagne, nous poursuivons
le déploiement de l’enseigne Supeco, supermarché
économique de cash & carry, inspiré du succès
d’Atacadão au Brésil…En Chine, où le potentiel
est énorme avec une classe moyenne qui va passer
de 230 millions à 630 millions de consommateurs
d’ici dix ans, nous testons la proximité, en ouvrant
un premier magasin Easy à Shanghai. De même,
au Brésil, nous avons engagé cette année le
développement de nouvelles enseignes de proximité :
Express et Supeco. Partout, nous anticipons les
évolutions des modes de vie et nous adaptons
notre offre.
C’est la force de notre stratégie multiformat,
multilocale et multicanal. Je suis satisfait
du nouvel équilibre de notre portefeuille de pays,
qui a montré sa capacité de résilience et qui,
grâce au développement de la classe moyenne
dans certains pays, nous offre encore de belles
perspectives.
Pouvez-vous nous expliquer ce que vous
entendez par « bien faire notre métier »
pour Carrefour ?
Bien faire notre métier, c’est remettre de l’attention
au cœur de nos échanges avec nos clients, que
ce soit dans les magasins ou via les canaux digitaux.
Nous entrons dans un nouveau cercle vertueux.
Il n’y a pas de performance économique sans
performance sociétale et environnementale.
C’est là tout le sens de notre projet d’entreprise.
Mieux qu’un concept, c’est une exigence, une
discipline quotidienne et un état d’esprit. Il doit
guider les femmes et les hommes deCarrefour
dans leurs relations avec les fournisseurs,
les producteurs, les associations locales et
avec les clients. La différence se fera sur notre
efficacité, notre attention à la société et la
satisfaction de nos clients.
«Lesrésultats
sont là.Semestre
aprèssemestre,
nosperformances
s’améliorent.»
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