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148 Document de Référence 2014

Comptes consolidés au 31 décembre 2014

5

Notes annexes

Compte tenu de son activité, le Groupe ne reconnaît pas de valeur

résiduelle sur les immobilisations corporelles qu’il utilise.

Les modes d’amortissement et les durées d’utilité sont réexaminés à

chaque clôture et sont, le cas échéant, révisés de manière prospective.

Lors de la conclusion de contrats de location longue durée portant

notamment sur des actifs immobiliers, le Groupe procède à l’analyse

des dispositions contractuelles pour déterminer s’il s’agit d’un contrat

de location simple ou d’un contrat de location-financement, c’est-à-dire

un contrat qui a pour effet de transférer substantiellement les risques

et avantages inhérents à la propriété d’un bien au preneur. Lors de la

prise à bail d’un ensemble immobilier, le terrain et le bâtiment font l’objet

d’une analyse séparée.

Les biens mis à la disposition du Groupe au travers d’un contrat de

location financement, sont comptabilisés de la façon suivante :

■

les actifs sont immobilisés pour la juste valeur du bien loué ou si elle

est inférieure pour la valeur actualisée des paiements minimaux au titre

de la location ; ces actifs sont amortis selon les mêmes durées que

les immobilisations corporelles dont le Groupe est propriétaire ou sur

la durée du contrat si elle est inférieure à la durée d’utilité du bien ;

■

la dette correspondante est inscrite au passif du bilan ;

■

les redevances payées au titre de la location sont ventilées entre la

charge financière et l’amortissement du solde de la dette.

2.6.4 TESTS DE DÉPRÉCIATION

Conformément à la norme IAS 36 –

Dépréciation d’actifs

, la recouvrabilité

des actifs incorporels et corporels est testée dès lors que des événements

ou modifications d’environnement de marché indiquent un risque de

perte de valeur des actifs individuels et/ou UGT (Unités Génératrices

de Trésorerie) et au minimum une fois par an pour les actifs à durée de

vie indéterminée, catégorie composée principalement de

goodwill

dans

le groupe Carrefour.

Ce test consiste à comparer la valeur nette comptable d’un actif ou d’un

groupe d’actifs à sa valeur recouvrable, celle-ci étant définie comme la

plus élevée entre la juste valeur (diminuée du coût de sortie) et la valeur

d’utilité. La valeur d’utilité est déterminée par actualisation des flux de

trésorerie futurs attendus de l’utilisation du bien.

Dans le cas où la valeur recouvrable s’avère inférieure à la valeur nette

comptable, une perte de valeur est comptabilisée pour la différence entre

ces deux montants. Les pertes de valeur relatives aux immobilisations

corporelles et incorporelles (hors

goodwill

) peuvent être reprises

ultérieurement si la valeur recouvrable redevient plus élevée que la

valeur nette comptable, dans la limite de la dépréciation initialement

comptabilisée diminuée des amortissements complémentaires qui

auraient été comptabilisés si aucune perte de valeur n’avait été constatée.

◗

2.6.4.1 Dépréciation des immobilisations

incorporelles autres que les

goodwill

et des immobilisations corporelles

Le niveau d’analyse auquel Carrefour apprécie la valeur recouvrable des

immobilisations corporelles correspond au magasin pour l’ensemble

des formats.

Conformément à la norme IAS 36, le Groupe procède à l’évaluation

de la recouvrabilité de ses immobilisations incorporelles (autres que

les

goodwill

) et corporelles, dès lors qu’elles présentent des indices

tangibles de perte de valeur : tous les magasins enregistrant un résultat

opérationnel courant avant amortissements négatif pendant deux années

consécutives (au-delà de la phase d’ouverture) sont testés. Pour les autres

immobilisations incorporelles à durée de vie indéterminée (exemple :

marques), un test de dépréciation est effectué au minimum une fois par an.

La valeur recouvrable est la valeur la plus élevée entre la valeur d’utilité

et la juste valeur.

La valeur d’utilité est estimée par actualisation des flux de trésorerie futurs

du magasin sur une période maximale de 5 ans majorée d’une valeur

terminale. La valeur de marché est appréciée au regard de transactions

récentes, de pratiques professionnelles, d’expertises indépendantes ou

de la valeur estimée de rachat par un concurrent.

Les taux d’actualisation utilisés sont les mêmes que pour les tests de

dépréciation des

goodwill

.

◗

2.6.4.2 Dépréciation des

goodwill

La norme IAS 36 –

Dépréciation d’actifs

, prescrit qu’un test de

dépréciation soit réalisé annuellement au niveau de chaque UGT ou

groupe d’UGT auquel le

goodwill

a été affecté.

Tel que le préconise la norme IAS 36, le

goodwill

doit être affecté à

chaque UGT ou à chacun des groupes d’UGT susceptible(s) de bénéficier

des synergies du regroupement d’entreprises. Chaque unité ou groupe

d’unités auquel le

goodwill

est ainsi affecté doit représenter, au sein de

l’entité, le niveau le plus bas auquel le

goodwill

est suivi pour les besoins

de gestion interne et ne doit pas être plus grand qu’un secteur déterminé

selon la norme IFRS 8, avant regroupement.

Le niveau d’analyse auquel le groupe Carrefour apprécie la valeur

recouvrable des

goodwill

correspond au pays. Ce niveau de test du

goodwill

est fondé sur des critères tant organisationnels que stratégiques :

■

le fonctionnement des activités dans les pays (hypermarchés,

supermarchés…) s’appuie sur des moyens communs (gestion des

achats, systèmes commerciaux, un siège par pays…), qui représentent

une source essentielle de synergies entre les différentes activités ;

■

les décisions d’arbitrage de portefeuilles d’activité sont généralement

prises au niveau du pays, le Groupe ne procédant que très

exceptionnellement à la cession d’un magasin de manière isolée.

La valeur d’utilité est estimée par actualisation de flux de trésorerie futurs

sur une période qui n’excède en général pas 5 ans avec détermination

d’une valeur terminale calculée à partir de l’extrapolation des données de

la dernière année au taux de croissance perpétuelle à l’infini et l’utilisation

d’un taux d’actualisation spécifique par pays. Les flux de trésorerie futurs

sont estimés à partir du plan stratégique à 3 ans établi par la Direction

Générale du pays et validé par la Direction Générale du Groupe.

Le taux d’actualisation par pays correspond à la moyenne pondérée du

coût des fonds propres et du coût de l’endettement calculé en utilisant

un

gearing

sectoriel médian. Le coût des fonds propres spécifique par

pays est obtenu à partir des paramètres locaux (taux sans risque, prime

de marché). Le coût de l’endettement pris en considération est évalué

selon la même logique.

Les principales hypothèses retenues pour la réalisation des tests sont

présentées en note 17.