Document de référence 2016

275 GECINA – Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 D’autres pistes analysées présentent une valeur économique moins forte mais restent toutefois intéressantes à mettre en œuvre. L’effet des toitures et murs végétalisés pour une meilleure isolation, un renforcement de l’inertie des parois, ou encore une diminution de l’effet « îlot de chaleur » engendre 10 % d’économie de besoins énergétiques annuels. La végétalisation des toitures accroît la durée de vie des étanchéités. Les économies réalisées en épuration des eaux grâce à des sols végétalisés sont toutefois plus difficiles à chiffrer. L’ensemble de ces éléments a renforcé la conviction de Gecina dans sa capacité contributive à la préservation et la création de continuités écologiques (trames vertes et bleues), élément fondateur de sa stratégie biodiversité. Elaborée avec le cabinet Gondwana en 2012, cette stratégie est définie selon trois axes (inscrire la biodiversité comme une valeur essentielle de la démarche responsable de l’entreprise, développer et mettre en œuvre des solutions innovantes pour maîtriser l’empreinte biodiversité du patrimoine et collaborer avec l’ensemble des parties prenantes pour répondre à un enjeu écologique et sociétal) et 10 engagements. Reconnue Stratégie Nationale Biodiversité jusqu’en 2016, cette stratégie a fait l’objet d’une demande de renouvellement de cette reconnaissance pour la période 2017-2020. L’analyse des résultats de cette première période a révélé de nombreux points forts pour cette stratégie, comme son niveau d’ambition et de complétude, son caractère pionnier dans l’immobilier et la mise en œuvre d’un système de management de la biodiversité sur l’ensemble du patrimoine. Cependant, plusieurs axes de progrès ont été identifiés comme la sensibilisation des équipes et des occupants et la prise en compte de la biodiversité dans toute la chaîne de valeur. Ces éléments ont été intégrés à la stratégie proposée pour 2017-2020, en plus des thèmes liés à l’agriculture urbaine, la poursuite de la végétalisation des bâtiments et l’approfondissement de la connaissance de la biophilie. Analyse de la performance Pour mesurer la contribution du patrimoine, Gecina a retenu pour indicateur le CBS (coefficient de biotope surfacique). Il décrit la proportion des surfaces favorables à la biodiversité par rapport à la surface totale d’une parcelle. C’est l’indicateur le plus précis en la matière car il tient compte à la fois de la quantité (surface) et de la qualité (épaisseur de sol naturel, type de surface végétalisée – en effet, chaque type de surface a son propre coefficient de valeur écologique basé sur sa contribution à la biodiversité). L’augmentation de cet indicateur révèle l’amélioration apportée par les travaux réalisés. Convaincue que ce type d’indicateur est essentiel pour mesurer l’empreinte environnementale d’un bâtiment, Gecina calcule le CBS des projets en développement et de son patrimoine en exploitation. Le CBS, calculé pour l’ensemble du patrimoine résidentiel et tertiaire en exploitation en 2016, présente une valeur moyenne de 0,47, en nette progression par rapport à 2015. Cette évolution est liée à une amélioration du CBS des actifs résidentiels due à des cessions d’actifs peu végétalisés (0,46 en 2016 contre 0,44 en 2015) ainsi que celui du patrimoine tertiaire (0,46 en 2016 contre 0,37 en 2015) par des travaux de rénovation des jardins comme sur le Banville ou le Cristallin. Le CBS des deux immeubles tertiaires livrés en 2016, CityLights et le Cristallin, est de 0,19, légèrement en-deçà de l’objectif fixé à cause des caractéristiques de ces deux projets. En effet, la toiture du Cristallin a été végétalisée au maximummais n’a pas pu l’être entièrement, du fait de la présence des équipements techniques indispensables. Un projet pour augmenter la végétalisation est en cours. Concernant CityLights, le fait que ce projet de rénovation-extension ait été acquis en VEFA ainsi que le fait que les surfaces végétalisées soient sur dalle ont limité le potentiel d’amélioration du CBS, qui a tout de même progressé de 3 % par rapport au CBS initial, avant la rénovation. Coefficient de biotope surfacique du patrimoine (résidentiel et tertiaire)  2015 2016 2014 2013 2012 2011 2010 0,16 0,35 0,20 0,23 0,19 0,39 0,41 0,47 0,40 0,20 0,14 0,56 7 5 6 3 2 4 2 Moyenne du CBS des immeubles livrés dans l’année Moyenne du CBS du patrimoine en exploitation Objectif 2016 Nombre d’actifs livrés dans l’année Cet indicateur n’est toutefois pas représentatif de la totalité du travail de renforcement de la biodiversité mené par Gecina sur les actifs de son patrimoine. Ainsi de nouveaux indicateurs sont à l’étude, comme par exemple l’identification de la présence sur site des espèces endémiques, invasives ou allergènes au sens des audits menés sur les projets en développement par les assesseurs BREEAM. Le tableau ci-après présente l’avancement du plan d’actions déterminé dans le cadre de la stratégie biodiversité de Gecina pour son patrimoine.

RkJQdWJsaXNoZXIy MTUxNjI4