Document de référence 2016
263 GECINA – Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 dans le but de mettre en œuvre des solutions adaptées, le cas échéant. La performance sur cette thématique s’est ainsi améliorée de 7 % passant de 90,1 % en 2015 à 96,6 % en 2016. Aucune provision ou garantie en matière d‘environnement n‘a été passée par Gecina. Focus sur les risques liés au changement climatique Le secteur de l’immobilier est directement impacté par le réchauffement climatique. L’augmentation du nombre d’événements extrêmes qui y sont liés, affecte en effet les immeubles (6) : ■■ existants car les fortes tempêtes et les inondations engendrent des réparations plus nombreuses voire des reconstructions et ont un impact sur les coûts d’assurances. Le nombre croissant de jours de canicule (7) influe également sur les besoins de climatisation faisant croître les charges liées aux consommations énergétiques alors que les coûts unitaires augmentent ; ■■ en développement car les risques de précipitations accrues invitent les collectivités à imposer des capacités de rétention des eaux de pluie, voire d’infiltration, nécessitant des espaces de pleine terre et limitant la constructibilité. De nouvelles façons de concevoir et de construire doivent être alors imaginées pour adapter les immeubles à des conditions climatiques qui se dégradent tout en préservant le confort des occupants et la limitation des besoins énergétiques. Les jours d’intempéries augmentant, font également peser un risque sur les délais de construction. La localisation devient ainsi un élément clé de l’analyse de vulnérabilité éventuelle des actifs. Le patrimoine de Gecina, principalement implanté dans des centres-villes à forte densité (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Lille), est ainsi fortement impacté par l’ensemble de ces sujets. En amont de la chaîne de valeur de Gecina, l’industrie des matériaux de construction est très affectée par le changement climatique, ce qui pourrait avoir pour conséquence une augmentation des coûts des développements immobiliers. Pour chaque risque lié au changement climatique et inhérent à son activité identifié dans la cartographie des risques (cf. 1.7 « Risques »), Gecina analyse ses impacts et détermine les dispositifs de maîtrise associés. Cette approche est reprise dans les éléments reportés pour le Carbon Disclosure Project (éléments publics). Concernant le patrimoine en exploitation, Gecina a renforcé son dispositif en fonction des degrés de contrainte propres à la localisation de ses immeubles et mis en place des actions d’anticipation comme pour les risques d’inondation (application du modèle de la grande crue de la Seine en 1910) ou de catastrophes naturelles. Au-delà d’une meilleure résilience des actifs lors des sinistres majeurs, des scripts détaillés d’intervention, sous l’autorité d’une cellule de crise, sont préparés pour en atténuer les conséquences et les coûts, et faciliter le redémarrage d’exploitation. Ce dispositif n’a pas (6) D’après Climate change : implications for buildings – University of Cambridge , BPIE, GBPN, WBSCD. (7) Livre Vert : État des lieux des enjeux climatiques, région Île-de-France, juillet 2010 : La région Île-de-France vit aujourd’hui, chaque année en moyenne, un jour d’alerte canicule (+ de 35 °C), avec des pics à 10 jours (2003). Durant la seconde moitié du XXI e siècle, la moyenne sera de 2 à 8 jours par an selon les scénarios, avec des pics jusqu’à 40 jours. La fréquence accrue des canicules est un des principaux risques climatiques aux- quels devra faire face le patrimoine immobilier francilien. été mis en place lors des inondations survenues à Paris en juin 2016, seuls six immeubles du patrimoine ayant subi des dégradations mineures. L’ensemble des sinistres a été répertorié et fait l’objet de traitements appropriés. L’augmentation des coûts de l’énergie, liée à une hausse des prix unitaires ou à la mise en place de taxes (comme la taxe carbone), est un risque important et direct, impactant à la fois les factures payées par Gecina et par ses locataires. Ce surcoût est évalué à 0,73 million d’euros pour 2016 pour l’ensemble du patrimoine (base tarification carbone actuelle de 22 euros/tCO 2 ). Modélisation des surcoûts énergétiques liés à l’augmentation de la taxe carbone 2016 2017 2020 2030 Taxe (en €/t CO 2 ) 22,0 30,5 56,0 100,0 Montant (en M€) 0,73 1,01 1,86 3,32 Plusieurs solutions ont été identifiées pour maîtriser ce risque, dont la réduction des consommations (amélioration de la performance intrinsèque des immeubles, meilleure utilisation des installations, etc.), une vigilance accrue sur les achats d’énergie (achats d’énergie verte, mise en concurrence, etc.) ou le développement progressif de l’alimentation des immeubles par des énergies renouvelables. La combinaison des dérèglements climatiques (étés plus chauds et effets d’îlots de chaleur accrus notamment) et des besoins toujours plus importants des utilisateurs en matière d’énergie, conduit Gecina à améliorer constamment le pilotage de ses immeubles. En effet, l’impact des îlots de chaleur est estimé à une augmentation de 15 % de l’usage de la climatisation durant un quart de l’année, soit un surcoût correspondant à 0,2 million d’euros en moyenne par an. Les solutions mises en œuvre sur son patrimoine pour améliorer les performances énergétiques de ses immeubles sont décrites dans le paragraphe 7.3.1. « Performance énergétique et énergies renouvelables ». En parallèle, Gecina a lancé une étude détaillée pour analyser les besoins (techniques et managériaux) et adapter son patrimoine aux effets du changement climatique à horizon 2030/2050. Pour Gecina, il semble par exemple peu réaliste d’imaginer pour le futur des immeubles sans aucun apport de froid dès lors que les pics de chaleur pourraient se traduire en région parisienne, par des épisodes de canicule largement supérieurs à 40 °C. Une synthèse de l’étude est disponible dans le rapport climat publié sur le sujet (http://www.gecina.fr/fr/rse.html) . L’enjeu sera d’anticiper les besoins d’investissements futurs pour une performance optimisée, garantissant la maîtrise des charges, notamment énergétiques mais aussi de maintenance et d’entretien, et le confort des occupants des immeubles.
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