Document de référence 2016
249 GECINA – Responsabilité et performance RSE Document de référence 2016 Le léger recul de performance par rapport à l’année 2015 (augmentation de 3 % de la consommation d’énergie primaire) est lié, en grande partie, à un pilotage de mi-saison. En effet, dans le cas d‘un hiver doux, le fait que les équipements soient configurés pour fonctionner sur la base de températures moyennes plus basses engendre une surconsommation, du moins jusqu‘à ce que leur réglage soit ajusté. Pour autant, des actions ont généré une amélioration de la performance sur trois immeubles : ■■ achèvement des travaux de réfection des toitures-terrasses avec renforcement de l’isolation thermique, remplacement des menuiseries extérieures et amélioration de la ventilation et de remplacement des radiateurs avec mise en place de robinets thermostatiques sur la résidence Docteur Roux situé à Paris 15 e ; ■■ réfection des toitures-terrasses avec renforcement de l’isolation thermique sur l’immeuble situé 6/10 et 20 rue de Vouillé. Par ailleurs, l’arbitrage des immeubles du patrimoine résidentiel a aussi contribué à la dégradation de la performance. L’immeuble Mouchotte (21 137 m 2 ) cédé en 2016 présentait une consommation moyenne de 124 kWhep/m 2 /an alors que les trois résidences étudiants (10 547 m 2 ) qui ont intégré le reporting présentent une moyenne de 134 kWhep/m 2 /an. Répartition par étiquette énergie du patrimoine résidentiel en exploitation (en nombre d’actifs 2008/2016) 0 % 0% 0 % 1 % 0 % 0% 0 % 0% 0 % 16% 65% 0% I H G F E D C B A 15% 38 % 9 % 45 % 2008 2016 4% 8 % Compte tenu des actions engagées sur le patrimoine depuis 2008, le nombre d’actifs dans les catégories les moins performantes a fortement diminué. Plus aucun actif n’est présent dans les deux classes les plus énergivores et seulement sept immeubles sont situés dans une classe consommant plus de 230 kWhep/m 2 /an. Plus de 65 % des actifs résidentiels sont dans la classe énergétique D, classe qui intègre la valeur fixée pour l’objectif du patrimoine résidentiel en 2016. L’augmentation de 20 % du nombre d’immeubles dans la classe D démontre le travail de pilotage de l’exploitation en marquant la nette amélioration des performances réelles du patrimoine en chauffage collectif. 20 % des actifs ont une étiquette A, B ou C et se situent donc au-dessus de l’objectif national de 150 kWhep/m 2 /an fixé à 2020. La nouvelle méthodologie de calcul des DPE impactera négativement les performances des immeubles résidentiels en 2017. Une modification de la répartition des classes est à prévoir de ce fait, même si des actions sont en cours d’identification pour en réduire l’impact. 7.3.1.2. Développement des énergies renouvelables Démarche En poursuivant son désengagement des énergies fortement carbonées (fioul, charbon), Gecina déploie plusieurs actions pour augmenter la part d’énergies renouvelables dans son mix énergétique : ■■ en installant in situ des équipements producteurs d’énergie. - - Lorsque les besoins en eau chaude sanitaire sont élevés (comme dans les résidences étudiants et les restaurants d’entreprise), une partie de cette énergie est produite par des capteurs solaires thermiques. Ce type de production est systématiquement intégré aux développements correspondants. Ainsi, quatre résidences étudiants et cinq immeubles de bureaux en exploitation sont équipés de panneaux solaires thermiques en 2016. À titre d’exemple, la production d’eau chaude sanitaire du restaurant de l’immeuble 96/104, avenue Charles-de-Gaulle à Neuilly est produite pour 4 % par l’énergie solaire (réduisant d’autant la consommation énergétique de l’immeuble). - - En fonction de la disponibilité des surfaces en toiture ou en façade, des capteurs photovoltaïques sont envisagés. Gecina a lancé une étude sur son patrimoine pour identifier la capacité de production et la rentabilité associée suivant deux scénarios : revente de l’énergie produite au réseau ou autoconsommation. Compte tenu d’un meilleur rendement, seule la solution d’implantation en toiture est étudiée. En fonction des résultats de cette étude de gisement, une analyse approfondie sera menée sur les immeubles présentant un potentiel de production intéressant. - - De façon plus ponctuelle, des éoliennes urbaines pour des besoins locaux réduits sont envisagées ; ■■ en choisissant des équipements valorisant les ressources locales. - - En fonction du contexte, des systèmes de géothermie sur nappe ou sur sol couvrent tout ou partie des besoins en chaleur et rafraîchissement, comme par exemple pour l’immeuble le Vélum à Lyon en exploitation ou encore Grande Halle qui sera livré en 2017. - - Des études de systèmes innovants pour préchauffer l’eau chaude sanitaire sont en cours sur des développements futurs comme par exemple une chaudière numérique récupérant l’énergie de serveurs informatiques (Stimergy) pour l‘immeuble situé rue Blomet (15 e ), une pompe à chaleur pour la récupération d’énergie sur les eaux usées présentant un coefficient de performance élevé (PAC F7) ou encore la valorisation de la chaleur perdue sur les groupes des chambres froides des restaurants d’entreprises par l‘immeuble situé rue du Faubourg St Antoine (12 e ). ■■ en raccordant les immeubles aux réseaux urbains fonctionnant à partir d’une majorité d’énergies renouvelables. - - L’intégration du chauffage bois dans le réseau parisien de la CPCU (39 immeubles, soit plus de 30 % du patrimoine) et l’alimentation du réseau Idex à Boulogne-Billancourt
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