VIVRE LA WALLONIE - n°47

FOCUS Première campagne de biomonitoring de la population LES WALLONNES ET LES WALLONS SONT-ILS PLUS FORTEMENT EXPOSÉS AUX PERTURBATEURS ENDOCRINIENS QUE LE RESTE DE L'EUROPE ? QUEL EST LE TAUX D’EXPOSITION À DES POLLUANTS PLUS ANCIENS ? Y-A-T-IL DES ZONES GÉOGRAPHIQUES PLUS SENSIBLES QUE D’AUTRES ? P our répondre à ce type de questions, le Gouvernement wallon a mandaté l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP). En partenariat avec l’UCL et l’ULiège, l’Institut est chargé de coordonner le premier programme régional de biosurveillance humaine. De manière anonyme, 900 personnes sont actuellement recrutées pour donner des échantillons de sang et d’urine. Leur analyse va permettre de mesurer les niveaux d’imprégnation à une série de substances chimiques présentes dans l’air intérieur et extérieur, l’alimentation, les emballages ou les produits de la vie courante. Les jeunes ciblés en premier lieu — De quels polluants parle-t-on ? Il s’agit de substances chimiques, émergentes ou plus anciennes : perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A, pesticides, DDT, métaux lourds et polluants persistants organiques (POP). — Durant sa phase de lancement, le biomonitoring cible trois catégories : les nouveau-nés, les adolescents (12 -19 ans) et les jeunes adultes (20-39 ans). — À noter que le public ne peut poser sa candidature spontanément. Ce sont des organismes relais (écoles, maternités, centres de formation en promotion sociale, clubs, associations, mouvements de jeunesse, entités publiques...) qui aident l’ISSeP à constituer un échantillon représentatif. — Au-delà de l'évaluation globale de l’imprégnation de la population, les résultats seront affinés afin de déterminer, par exemple, si l’exposition est la même pour les deux sexes, si elle dépend du type de lieu de résidence (urbain/rural/ agricole/industriel) ou si elle est similaire ou différente de celle observée dans les autres pays européens… — Les premiers résultats sont attendus dans les deux ans. Ce biomonitoring s'intègre dans le Plan Environnement-Santé wallon 2019-2023 (Plan ENVIeS). Son ambition est d'étudier et de limiter les risques environnementaux sur la santé humaine au moyen de 79 actions concrètes. Celles-ci concernent la qualité de l’air intérieur et extérieur, de l’eau, des sols, la pollution sonore, visuelle et lumineuse, les rayonnements électro- magnétiques, les maladies allergiques et vectorielles (ex. maladie de Lyme), l’alimentation, les espaces verts et les changements climatiques. Pour en savoir plus : Le plan est consultable dans son intégralité sur environnement.sante.wallonie.be VIVRE LA WALLONIE 6

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